Faut-il avoir peur des renards à Paris?

ANIMAUX Les renards qui rôdent dans la capitale sont-ils des agresseurs en puissance?...

Audrey Chauvet

— 

Un renard dans le jardin d'une résidence londonienne, le 10 février 2013.
Un renard dans le jardin d'une résidence londonienne, le 10 février 2013. — Photo by Invicta Kent Media / Rex Features

Des Buttes-Chaumont au jardin du Luxembourg, le renard rôde dans Paris. Alors qu’un bébé de  quatre semaines a été attaqué par un renard à Londres durant le week-end, les Parisiens pourraient bien devoir se méfier des bêtes sauvages.

Un renard apprivoisé est plus dangereux

«Il ne faut pas paniquer», rassure tout de suite Marc Giraud, président de l’Association pour la protection des animaux sauvages. «Nous sommes loin d’être dans la même situation qu’en Angleterre, explique-t-il à 20 Minutes. Là bas, les renards sont presque apprivoisés, ils jouent dans les jardins en ville, ils n’ont pas peur de l’homme.» Cette familiarité avec le mignon renard roux représente néanmoins un danger: «Le renard est un animal qui mange de tout et il peut très bien considérer un nourrisson comme un morceau de viande», reconnaît Marc Giraud, qui rappelle que le renard en France reste «très farouche et les très rares que l’on voit dans Paris intra-muros ne sont pas du genre à se laisser caresser»: «Le plus grand danger est de leur faire perdre la peur de l’homme», conclut-il.

Avec l’urbanisation qui grignote les forêts périurbaines, le renard s’est rapproché des villes ces dernières années et certains ont été observés dans les bois de Boulogne et de Vincennes mais également intra-muros, aux Buttes-Chaumont ou au Jardin du Luxembourg. Gourmand de nos détritus, le renard trouve en ville un abri loin des chasseurs et au plus près de sources d’alimentation faciles d’accès. Néanmoins, l’Agence d’écologie urbaine de la ville de Paris estime qu’il n’y a qu’une quinzaine de renards errant dans les rues de la capitale, contre environ 10.000 à Londres.