Phénylbutazone dans la viande de cheval: Quels risques pour la santé?

CRISE La présence dans l'alimentation de cet anti-douleur administré aux chevaux fait craindre des risques pour la santé humaine...

Audrey Chauvet

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Des carcasses de chevaux.
Des carcasses de chevaux. — Ina Fassbender/Reuters

Article mis à jour le 14 février 2013

Le phénylbutazone, un remède de cheval qui fait peur. Après le «horsegate» a éclaté depuis plusieurs semaines, les autorités britanniques ont indiqué ce jeudi que des traces de cet anti-douleur pour chevaux impropre à la consommation humaine ont été retrouvées dans huit carcasses de chevaux abattus en Grande-Bretagne, dont six seraient entrées dans la chaîne alimentaire française.

Risques d’anémie

Le ministre de l’Environnement britannique, Owen Paterson, avait précédemment déclaré que la viande de cheval, si elle était contaminée par cet anti-inflammatoire, pourrait être nuisible à la santé humaine. Le ministre a même prévenu qu’il fallait s’attendre à «de mauvaises nouvelles». Le phénylbutazone,et anti-inflammatoire non-stéroïdien est en effet couramment utilisé pour soulager les douleurs squeletto-musculaires des chevaux, notamment en cas de boitement.

En France, il est interdit d’administrer du phénylbutazone aux animaux destinés à la consommation humaine. Robin Hargreaves, de la British veterinary association, a expliqué au Guardian que «beaucoup de chevaux étaient traités» avec ce médicament, qui ne devrait jamais entrer dans la chaîne alimentaire humaine. Le phénylbutazone peut provoquer de «graves réactions», parmi lesquelles des cas d’anémie asplasique, une diminution de la production de globules rouges, blancs et de plaquettes.