Récup et économies d'eau: Les tendances de la consommation responsable en 2013

CONSOMMATION La mode n'est plus aux gammes de niche ni aux excès consuméristes...

Audrey Chauvet

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De nouveaux labels bio et commerce équitable apparaissent dans les rayons.
De nouveaux labels bio et commerce équitable apparaissent dans les rayons. — DURAND FLORENCE/SIPA

Que veulent les bobos en 2013? C’est la question à laquelle le site Mes courses pour la planète a tenté de répondre dans sa revue des tendances de la consommation responsable, publiée ce mardi. Parmi les 21 modes relevées par le site, Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet de conseil en Développement durable Utopies, en décrypte les principales pour 20 Minutes.

La «Sous'veillance» ou la surveillance accrue des marques par les consommateurs

«Cette vigilance a été déclenchée par les scandales environnementaux, les gens n’ont plus confiance dans ce que racontent les marques et cherchent des informations sur les nouveaux médias, explique Elisabeth Laville. Les sites de notation de produits mettent à disposition des informations gratuites de qualité, que les clients renseignent eux-mêmes parfois.»

L’exemple: Le site mesgouts.fr répertorie 10.000 produits alimentaires et permet d’obtenir les informations nutritionnelles, environnementales et qualitatives par rayon ou par profil d’acheteur. Un vrai personnal shopper qui dit tout sur les produits du quotidien.

«Gamme over», ou la fin des gammes vertes «de niche»

«On a passé le cap où le développement durable n’intéressait que les écolos ou les bobos, estime Elisabeth Laville. On assiste à une banalisation de la consommation responsable. Certains consommateurs sont militants, d’autres le font si cela a un impact pour la santé, d’autres si ce n’est pas plus cher… Mais au total, 80% des consommateurs ont une prédisposition à acheter responsable. Le lancement d’une gamme de niche, bio ou éthique, en plus des produits normaux n’est plus la bonne approche pour les marques, qui doivent  convertir 100% de leur offre».

L’exemple: Findus, qui s’est engagé à bannir l’huile de palme de tous ses produits.

«Beaux restes» ou comment réduire le gaspillage

«L’année sera marquée par des campagnes pour remédier aux excès de la société de consommation, avec une forte tendance pour le recyclage des restes et la réduction du gaspillage alimentaire», estime Elisabeth Laville.

L’exemple: En octobre dernier, Canal+ organisait un curry géant sur le parvis de l’Hôtel de ville à Paris à l’occasion de la diffusion du documentaire Global gâchis. 1,2 tonne de fruits et légumes non calibrés pour la grande distribution ont nourri gratuitement plus de 6.000 personnes.

«Eau, no!» ou trouver des solutions pour réduire la consommation d’eau

«L’eau est le prochain gros enjeu environnemental, explique Elisabeth Laville. Les marques devront créer des gammes qui consomment moins d’eau».

L’exemple: Levis a lancé en 2011 le processus «Waterless» qui permet de réduire de 20% la consommation d’eau du fabricant de jeans.

«Sans tout… mais pas sans goût» ou la revendication des «intolérants» à se nourrir correctement

«Les marques et les restaurants prennent de plus en plus en compte les intolérances  alimentaires, précise Elisabeth Laville. Il existe aussi des sites qui permettent de trier les produits selon les allergènes».

L’exemple: NoGlu, une nouvelle chaîne de restauration et épicerie sans gluten, très hype à Paris.