Grande-Bretagne: La viande de cheval dans les burgers provenait d'additifs

ALIMENTATION Les traces d'ADN de cheval retrouvées dans des burgers surgelés viendrait de poudres protéinées ajoutées à la viande...

Audrey Chauvet

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Un hamburger
Un hamburger — HOUIN GERARD/SIPA

Burger au bœuf, ou presque: les steaks des hamburgers vendus dans des supermarchés britanniques et irlandais dans lesquels de l’ADN de cheval a été identifié en début de semaine, contenaient en fait bien d’autres choses que du bœuf. Et en premier lieu, des poudres hyper-protéinées ajoutées à la viande, qui composaient près de 30% des steaks vendus chez Tesco, rapporte le Guardian. Ces poudres, fabriquées avec des carcasses d’animaux, contenaient les fameuses traces de viande de cheval qui ont scandalisé les Britanniques.

Selon le quotidien britannique, les burgers bas de gamme vendus surgelés dans les supermarchés contiennent couramment des additifs qui permettent de faire baisser le prix de la viande. L’usine de fabrication irlandaise des burgers incriminés a indiqué que les additifs à base de cheval  pourraient provenir de fournisseurs néerlandais ou espagnols. Un vaste programme de contrôles de la viande vendue dans les principaux distributeurs britanniques a été lancé par la Food standards agency (FSA), l’autorité de contrôle sanitaire des aliments. L’agence veut tester la présence d’ADN de porc et de cheval dans des produits censés être pur bœuf.

Bons pour la méthanisation

En France, ce sont la Direction générale de l’alimentation (DGAL), dépendante du ministère de la l’Agriculture, et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui sont chargées de contrôler la non nocivité des produits alimentaires commercialisés. «Nous contrôlons les établissements de première mise sur le marché, les importateurs et les prestataires de services comme les restaurants, explique la DGCCRF, contactée par 20 Minutes. Nous menons aussi des plans d’actions par catégories de produits ou d’établissements, par exemple pour la recherche de germes pathogènes ou pour répondre à des plaintes de consommateurs.» La viande est particulièrement contrôlée durant le ramadan pour les «produits cuisinés dont la composition annoncée est sans porc», poursuit la DGCCRF.

Il n’est donc pas dit qu’une composition frauduleuse ne soit pas un jour détectée dans un produit vendu en France. Les Britanniques, eux, ont trouvé une manière de sortir de cette crise la tête un peu plus haute: au moins 10.000 hamburgers retirés de la vente seront convertis en énergie dans des usines de méthanisation.