Niger: Des ONG dénoncent un manque de suivi des matériaux des mines d'uranium

© 2013 AFP

— 

La Criirad, association spécialisée dans le suivi de la radioactivité, et l'ONG nigérienne Aghir in'man ont mis en cause jeudi le suivi par Areva du matériel utilisé dans les installations d'extraction d'uranium au Niger en affirmant que certaines pièces métalliques ont été récemment repérées chez un ferrailleur.
La Criirad, association spécialisée dans le suivi de la radioactivité, et l'ONG nigérienne Aghir in'man ont mis en cause jeudi le suivi par Areva du matériel utilisé dans les installations d'extraction d'uranium au Niger en affirmant que certaines pièces métalliques ont été récemment repérées chez un ferrailleur. — Pierre Verdy afp.com

La Criirad, association spécialisée dans le suivi de la radioactivité, et l'ONG nigérienne Aghir in'man ont mis en cause ce jeudi le suivi par Areva du matériel utilisé dans les installations d'extraction d'uranium au Niger en affirmant que certaines pièces métalliques ont été récemment repérées chez un ferrailleur.

«Areva, au Niger, continue à avoir des pratiques de gestion des matériaux et des déchets qui ne ne sont pas respectueuses de l'environnement et qui présentent des risques pour la santé des habitants», a affirmé à l'AFP Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire responsable du laboratoire de la Criirad, association spécialisée basée à Valence.

«Dysfonctionnements»

Areva a confirmé la sortie depuis deux sites miniers exploités à Arlit par ses filiales, Somaïr et Cominak, de «pièces métalliques», issues d'engins utilisés sur ces sites et présentant «des traces de contamination radiologique sans impact sanitaire». «Dès connaissance, nous avons immédiatement stoppé toute sorties de ferrailles des sites», a précisé un porte-parole à l'AFP.

En 2003, l'association avait déjà dénoncé la présence, sur les marchés de cette ville d'Arlit, de ferrailles radioactives issues des installations des filiales d'Areva. «Les dysfonctionnements perdurent en 2012», écrivent dans un communiqué commun la Criirad et l'association nigérienne Aghirin'man.