Chine: Après Pékin, Shanghai étouffe sous la pollution

ENVIRONNEMENT La ville la plus peuplée du pays connaît à son tour des niveaux très élevés de pollution atmosphérique...

Audrey Chauvet

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Pollution atmopshérique, le 16 janvier 2013 à Shanghai, en Chine.
Pollution atmopshérique, le 16 janvier 2013 à Shanghai, en Chine. — REUTERS/Aly Song

Alors que Pékin tente de lutter contre la pollution record qui s’est abattue sur la ville depuis le début de la semaine, c’est autour de Shanghai de voir les indicateurs de qualité de l’air passer au rouge. Ce mercredi, la pollution a atteint un indice de 254, soit le plus haut niveau depuis sa création il y a deux mois. Les polluants, apportés par le vent du Nord, devraient néanmoins se disperser ce jeudi, rapporte China Daily.

L’indice publié par la ville de Shanghai synthétise divers facteurs: le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone, l’ozone et les particules fines. Lorsqu’il dépasse 200, les activités sportives en extérieur sont interdites aux écoles. A partir de 300, les écoliers sont même dispensés de se rendre à l’école pour ne pas respirer l’air pollué.

Des «mesures d’urgence» demandées aux industriels

Pour lutter contre l’épisode de pollution actuel, le Bureau de protection de l’environnement de Shanghai a mis en œuvre des «mesures d’urgence» concernant les usines utilisant du charbon et les industries chimiques. Il a également été demandé aux chantiers de construction de limiter leurs émissions de poussières. Néanmoins, un employé du bâtiment a déclaré anonymement à China Daily qu’il n’avait vu aucune mesure mise en œuvre, «car l’entreprise atteint déjà les objectifs demandés par la ville». Des objectifs qui devront peut-être être revus à la hausse si les quelque 20 millions d’habitants de la ville la plus peuplée de Chine ne veulent pas vivre sous un épais brouillard.