Jane Fonda: «La prospérité, c'est bien, mais sans mettre en péril notre environnement»

PEOPLE À 74 ans, l'égérie des seventies et papesse de l'aérobic garde intactes ses passions, son incroyable vitalité et sa profonde révolte contre les injustices...

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L'actrice américaine Jane Fonda, en octobre 2012.
L'actrice américaine Jane Fonda, en octobre 2012. — Rex Features/REX/SIPA

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles

Le Syndrome chinois a été un des films les plus marquants de votre carrière et un des plus environnementaux. Cette fiction a rejoint la réalité avec un vrai syndrome mais japonais, à savoir la catastrophe nucléaire de la centrale nucléaire de Fukushima.

Après le tsunami, j’étais à la fois triste, consternée et, surtout, effrayée. Un accident nucléaire ne se produit pas à un seul endroit. Les risques sont toujours possibles sur d’autres sites. C’est l’effet domino. Après Fukushima, j’ai écrit à Michael Douglas qui avait produit Le Syndrome chinois pour que le film sorte à nouveau en salles. Hélas, cela ne s’est jamais fait.

A part la menace nucléaire quelle est votre plus grosse crainte pour la planète aujourd’hui?  

Les 8,5 milliards d’habitants qui se profilent en 2035. Du point de vue du climat, c’est une sorte de bombe à retardement qui va nous sauter en pleine gueule: les moins bien lotis d’entre nous et notamment les pays du tiers-monde vont vouloir, à un moment ou à un autre consommer «à l’occidentale». Dès que leur niveau de vie aura légitimement décollé, la machine à produire va s’enrayer. Vers 2045 nous serons 10 milliards ou plus sur la planète! C’est très inquiétant car il y a déjà des millions et des millions de gens qui n’arrivent pas à subvenir à leur besoin sur terre. Tant du point de vue alimentaire que de l’accès à l’eau! La prospérité c’est bien mais encore faut-il être capable de la partager équitablement et sans mettre en péril notre environnement.

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