Trois bonnes raisons de préserver le lynx dans les Vosges

ANIMAUX Selon les associations, le prédateur se fait de plus en plus rare...

A Strasbourg, Alexia Ighirri

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Un lynx du parc animalier de Sainte-Croix, en Moselle, en décembre 2012.
Un lynx du parc animalier de Sainte-Croix, en Moselle, en décembre 2012. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Dans les Vosges, le lynx boréal tend à disparaître. C’est du moins ce que craignent diverses associations qui ont décidé de créer une pétition en ligne pou demander un plan national de conservation de l’espèce. Mais pour quelles raisons faudrait-il préserver le félin?

Pour recomposer l’écosystème et réparer les erreurs de l’homme. L’activité humaine l’ayant perturbé, « il en va de notre responsabilité morale que de reconstituer un écosystème fonctionnel, estime Bruno Ulrich, vice-président du Gepma (Groupe d’étude et de protection des mammifères d’Alsace). La présence du lynx favorise la biodiversité en général ». Pour François Léger, expert local de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, la réintroduction du félin «partait d’une idée généreuse, dans le but d’avoir toute la gamme des espèces dans un habitat ».

Le lynx peut être utile aux chasseurs. Le prédateur chasse surtout le chevreuil et le chamois. «Mais il va s’attaquer aux plus faibles et va laisser les plus belles et robustes proies dans la nature, celles qui intéressent les chasseurs », note Bruno Ulrich.

Parce que c’est une belle bête. Reconnaissable par sa courte queue, ses oreilles pointues et ses grandes pattes qui le gratifient d’«une belle démarche », selon François Léger, le lynx boréal «est esthétiquement une jolie espèce, différente des autres».