Mélanie Laurent: «Nous continuerons à parler de la surpêche aux politiques, car c'est à eux de prendre des décisions»

INTERVIEW L'actrice était ce mardi à Bruxelles aux côtés de Greenpeace alors que les négociations annuelles sur les quotas de pêche européens commençaient...

Propos recueillis par Audrey Chauvet

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Mélanie Laurent milite contre la surpêche.
Mélanie Laurent milite contre la surpêche. — 20 Minutes

Les poissons ont une ambassadrice de charme: l’actrice Mélanie Laurent, engagée dans la campagne  Fish Fight, était ce mardi à Bruxelles pour rappeler aux ministres européens de la Pêche que la surexploitation des ressources marines est une catastrophe écologique.

>> Vidéo: Mélanie Laurent parle de son engagement pour la pêche durable

Vous étiez à Bruxelles hier, qu’y avez-vous fait?

Je suis partie avec Greenpeace pour manifester devant le Conseil où les ministres étaient rassemblés pour voter les quotas annuels de pêche et où les députés votaient la politique commune de la pêche. C’était une journée assez cruciale pour les poissons et contre toute attente ce fut une  belle journée! (NDLR : l’interdiction des rejets et une réforme de la politique de pêche ont été accueillies favorablement). Je ne sais pas dans quelle mesure le travail de Greenpeace et de la pétition Fish Fight ont eu un effet sur les décisions politiques. Peut-être ont-ils pris conscience que l’urgence était là et qu’il fallait revoir les quotas, faute de quoi la pêche nous menait à la catastrophe et à vider les mers.

Vous avez manifesté aux côtés des petits pêcheurs, vous vous battez pour la même chose ou pas tout à fait?

Notre combat n’est pas de dire d’arrêter de pêcher mais de trouver des solutions sociales. Les pêcheurs artisans sont la solution à la surpêche, ce sont les bateaux industriels qui pêchent trop et mal, ne respectent pas les fonds marins et sont responsables du rejet de deux millions de tonnes de poissons morts par an. Le problème, c’est que les petits pêcheurs ne sont pas entendus par les gouvernements, c’est pour ça que nous étions avec eux, pour qu’ils se fassent entendre.

Quelles sont les prochaines étapes de votre combat?

Nous sommes déjà très satisfaits de la décision d’hier, on était prêts à organiser la révolution! Mais il y a toujours des choses à faire. A ceux qui pensent que l’écologie n’est pas la priorité, il faut répéter que l’on va créer plus d’emplois s’il y a plus de pêcheurs artisanaux.  De mon côté, je continue la tournée pour le documentaire The end of the line. C’est très intéressant car on va dans des petites villes et nous rencontrons des militants mais aussi d’autres personnes qui découvrent le sujet. Il faut aussi continuer à signer la pétition Fish Fight. Et puis la guerre contre les bateaux qui pratiquent la pêche illégale va se poursuivre avec Greenpeace et nous continuerons à parler de la surpêche aux médias et aux politiques, car c’est à eux de prendre des décisions.