Cinéma: «A.L.F., Animal Liberation Front», de Jérôme Lescure

CINEMA Pour sa première fiction, Jérôme Lescure (déjà réalisateur d'un documentaire sur la corrida) nous plonge dans l'univers de l'A.L.F., comprenez Front de Libération Animale. L'histoire? Un groupe d'activistes force les portes d'un élevage en vue de libérer des chiens destinés à la vivisection. Franck Kovick, l'un d'entre eux, est arrêté et se retrouve en garde à vue...

Delphine Rabasté

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Une équipe de recherche franco-espagnole a développé une thérapie génique prometteuse chez des souris pour traiter la progéria, maladie génétique rare provoquant une sénescence accélérée chez de très jeunes enfants, selon leurs travaux publiés mercredi aux Etats-Unis.
Une équipe de recherche franco-espagnole a développé une thérapie génique prometteuse chez des souris pour traiter la progéria, maladie génétique rare provoquant une sénescence accélérée chez de très jeunes enfants, selon leurs travaux publiés mercredi aux Etats-Unis. — Peter Parks afp.com

En salle dès le 7 novembre.

Dans sa cellule, Kovick retrace l’itinéraire qui les a menés, lui et son équipe, jusqu’à cette nuit d’action. Sa motivation? Des images d’animaux enfermés dans des cellules en acier qu’il garde en tête. L’action se focalise ensuite sur la confrontation entre Franck Kovick et le capitaine Chartier, chargé de l’interroger au poste.

«Le but premier de ce film est de permettre à un public le plus large possible, quel que soit son âge, son milieu social, sa religion, ses a priori, d’être informé, confie le réalisateur Jérôme Lescure. La détresse et la souffrance animale (et plus particulièrement la détention d’animaux dans les laboratoires), sont systématiquement cachées, dissimulées, voire niées.»

Résultat? «A.L.F.» pose plusieurs (bonnes) questions fondamentales (Peut-on considérer comme «éco-terroristes», des activistes qui tentent de libérer des animaux enfermés dans d’atroces conditions?…). Le film ne prend pas vraiment parti et reste dans un juste milieu. L’intrigue est bien ficelée.

Que penser des membres de l’A.L.F., souvent qualifiés d’ «éco-terroristes»?

D’après Jérôme Lescure, «l’A.L.F. a presque toujours été décrite de façon négative, qualifiée de radicale et d’ultra violente, alors que la plupart de ces activistes sont des pacifistes avérés et ne font que délivrer de l’horreur quelques-uns des millions d’animaux suppliciés.» Une position partagée par Brigitte Bardot qui a apporté son soutien au film.

Pourtant, dès 2002, le FBI comptait l’ALF et l’ELF (Front de libération de la Terre) dans les menaces éco-terroristes les plus élevées aux États-Unis.

Plus d’infos sur le site internet du Front de libération animale: www.animalliberationfront.com

Pour rappel

Si le film parle de 25 animaux qui meurent torturés chaque seconde dans les labos du monde entier, aucun chiffre précis n’est disponible, d’autant qu’il ne faut pas oublier la souffrance animale dans les abattoirs, les élevages de poules (enfermées dans des cages grandes comme une feuille A4), ou dans les pièges (comme pour les «nuisibles»: renards, fouines, martres…).

Du côté des bonnes nouvelles, on rappelle toutefois l’article 521-1 du Code pénal qui condamne les actes de cruauté envers les animaux (peu appliqué, on vous l’accorde), ou les Trophées du bien être animal 2012 organisés par l’ONG CIWF qui montrent que quelques entreprises agroalimentaires se bougent (King Europe, Marks & Spencer France, Ben & Jerry Etats-Unis…).

Non à la vivisection des animaux de laboratoire