Cévennes: Le Parc national prend position contre le loup

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Le Parc national des Cévennes a demandé à être une zone d'exclusion pour le loup, lors d'une réunion du Conseil d'administration le 18 octobre a-t-on appris samedi auprès du maire d'Hures-la-Parade, André Baret.
Le Parc national des Cévennes a demandé à être une zone d'exclusion pour le loup, lors d'une réunion du Conseil d'administration le 18 octobre a-t-on appris samedi auprès du maire d'Hures-la-Parade, André Baret. — Philippe Huguen afp.com

Le Parc national des Cévennes a demandé à être une zone d'exclusion pour le loup, lors d'une réunion du Conseil d'administration le 18 octobre, a indiqué ce samedi le maire d'Hures-la-Parade, André Baret.

Pour André Baret (SE), également secrétaire général du «Cercle», le collectif des éleveurs de la région des Causses et de la Lozère, cette prise de position est la preuve que «la parole des locaux, des gens concernés par la présence du loup, a été prise en compte». La prise de position du parc, qui n'a pour l'heure aucune conséquence pratique, «tendrait à autoriser les éleveurs à tirer sur les loups lorsqu'ils attaquent les troupeaux», a expliqué André Baret à l'AFP.

«Le loup n'est pas approprié à l'agro-pastoralisme pratiqué ici»

Alain Argilier, le maire (PRG) de Vébron, autre commune voisine du parc, se réjouit également de cette décision: «Ainsi que nous le répétons depuis un an, le loup n'est pas approprié à l'agro-pastoralisme pratiqué ici», a-t-il déclaré à l'AFP. «Les bergers ne surveillent pas les troupeaux, les animaux sont très libres» sur le Causse Méjean (la zone sur laquelle se trouvent les communes touchées) explique l'édile. En septembre, le collectif d'agriculteurs contre le loup dirigé par André Baret avait demandé à l'administration le droit de tirer sur les loups pour les exploitations des onze communes du Causse Méjean.

Que le Parc national des Cévennes se soit saisi de la question est une étape importante pour André Baret, qui tient cependant à préciser qu'il ne se fait «pas d'illusions». «Cela ne va pas se faire en quinze jours, car, hélas, les décisions sont souvent prises très très loin des zones de prédation, et par des gens qui ne sont pas confrontés au problème», a-t-il dit. La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a annoncé fin juillet l'ouverture d'une processus de concertation dans la perspective d'un nouveau plan d'action sur le loup, qui succédera en 2013 au plan actuel, couvrant la période allant de 2008 à 2012.