OGM: Une nouvelle étude doit être menée immédiatement

Reuters

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Le travail mené par l'équipe du professeur Gilles-Eric Séralini sur les OGM souffre de lacunes rédhibitoires mais une nouvelle étude de long terme doit être menée afin de lever le doute sur ces produits, a estimé lundi le Haut Conseil des biotechnologies (HCB).

Les experts du HCB, répartis en deux comités - l'un scientifique, l'autre éthique et social- , estiment que le travail des chercheurs caennais n'apporte aucune information scientifique concluante sur les risques sanitaires. «Le dispositif expérimental, les outils statistiques utilisés et les interprétations données par les auteurs de l'étude souffrent de lacunes et faiblesses méthodologiques rédhibitoires», écrit dans un communiqué cette instance d'expertise et de concertation.

Point presse de Stéphane Le Foll

«Le comité éthique et social recommande qu'une étude de long terme soit immédiatement entreprise sous l'égide des pouvoirs publics afin de lever le doute quant à la sécurité sanitaire du maïs NK603», ajoute le communiqué, soulignant que cette étude devra être indépendante et contradictoire.

Début octobre, l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) avait jugé que l'étude menée par l'équipe de Gilles-Eric Séralini, portant sur la consommation du maïs NK603 et du pesticide Round Up de Monsanto, était d'une qualité scientifique insuffisante.

L'avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est également attendu ce lundi à 14h. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'était engagé à demander l'arrêt des importations de ce type de produits et la révision des procédures d'homologation en Europe si cette étude était validée.

Stéphane Le Foll fera un point presse à son arrivée à Luxembourg vers 14h15, après la diffusion de l'avis de l'Anses, indique-t-on au ministère. Le Haut Conseil des biotechnologies, qui réunit depuis 2009 une soixantaine d'experts, est une instance indépendante chargée d'étudier toutes les décisions publiques concernant les OGM.