Climat: La Russie pourrait sortir du protocole de Kyoto

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Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a évoqué jeudi une éventuelle sortie de la Russie du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en estimant que Moscou n'avait pas intérêt à y rester.
Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a évoqué jeudi une éventuelle sortie de la Russie du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en estimant que Moscou n'avait pas intérêt à y rester. — Yekaterina Shtukina afp.com

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a évoqué jeudi une éventuelle sortie de la Russie du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en estimant que Moscou n'avait pas intérêt à y rester. Le Premier ministre s'est demandé «s'il faut continuer à traîner tout ça (le protocole) en dépit du bon sens» et il a chargé le gouvernement d'évaluer l'intérêt pour la Russie de rester au sein du protocole de Kyoto, selon les agences russes. «Nous n'avons pas tiré de bénéfice particulier du protocole de Kyoto et nous n'avons pas pu en profiter du point de vue commercial», a déclaré Dmitri Medvedev lors d'une réunion du gouvernement.

Kyoto, un accord «inefficace» pour la Russie

Moscou reproche au protocole de Kyoto de ne pas garantir une participation adéquate de tous les Etats pour réduire l'impact de l'homme sur le système climatique de la Terre. La Russie a déjà laissé entendre à plusieurs reprises qu'elle ne signerait pas une nouvelle période d'engagement dans le cadre de cet accord, après la première qui expire fin 2012. L'année dernière, Moscou avait indiqué comprendre la décision du Canada -- premier pays à se retirer de ce protocole en 2011 -- en estimant que ce geste témoignait de «l'inefficacité» de cet accord.

Le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en 2005, est le seul outil juridique imposant des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES), à l'origine du réchauffement, à près d'une quarantaine de pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui avaient refusé de le ratifier après l'avoir signé.