Yannick Noah menacé de mort pour la deuxième fois en trois mois

PEOPLE Le chanteur a porté plainte après avoir reçu une enveloppe contenant une balle d'arme à feu...

Elisa Bertholomey

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Yannick Noah a reçu des menaces de mort
Yannick Noah a reçu des menaces de mort — Crédit : BEBERT BRUNO/SIPA

Pour la deuxième fois en trois mois, Yannick Noah est victime de menaces de mort. Le chanteur, l’une des personnalités préférées des Français a déposé plainte mardi au commissariat d’Arcachon après avoir reçu une enveloppe adressée à son nom avec à l’intérieur une balle d’arme à feu.

Jamel Debbouze aussi

Le courrier était déposé au guichet du Stade Vélodrome d’Arcachon, lieu où le chanteur se produisait en concert le soir même, révèle ce jeudi la depeche.fr. Selon la PJ bordelaise en charge de l’enquête, cette menace pourrait venir de l’extrême-droite. Des tags racistes, des croix gammées et des croix celtiques ont déjà été découverts autour du Vélodrome par les enquêteurs.

En avril déjà, Yannick Noah avait porté plainte pour menaces de mort. Juste avant un concert, le chanteur avait découvert des insultes à caractère raciste et des menaces de mort accompagnées de croix gammées inscrites sur une table à l’entrée de la salle de spectacle de Roanne, le visant lui et l’humoriste Jamel Debbouze. Les inscriptions étaient signées « Phinéas », un paraphe de groupuscules néo-nazis et qui avait déjà été utilisé pour d’autres tags dans la ville, racontait le Parisien.

La méthode du «Corbeau d’Hérépian»

L’envoi de balles d’armes à feu comme menace n’est pas nouveau. Le procédé a déjà été utilisé en 2009 par le «corbeau d’Hérépian». L’homme de 51 ans était l’auteur de lettres de menaces envoyées à Nicolas Sarkozy, Michelle Alliot-Marie, Rachida Dati, Frédéric Lefèvbre et plusieurs autres élus.

Au total, dix personnes avaient été visées par les courriers du corbeau dans lesquels il écrivait: «Ministres, députés, sénateurs pourvoyeurs de lois liberticides, et fascistes... Vous n'êtes que des morts en sursis». Interpellé, le quinquagénaire avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de détenir une arme ou de fréquenter un stand de tir.