L'humoriste Michaël Youn en compagnie de son avocat Marc-Henri Debusschere au tribunal de Paris le 7 mars 2011.
L'humoriste Michaël Youn en compagnie de son avocat Marc-Henri Debusschere au tribunal de Paris le 7 mars 2011. — HADJ/NIKO/SIPA

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Six mois avec sursis requis contre Michaël Youn

L'acteur s'est excusé, après avoir reconnu les faits devant le tribunal...

Six mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende. C’est ce qu’a requis ce lundi le ministère public contre Michaël Youn, accusé d’avoir violenté et insulté deux policiers en septembre dernier.

Le 6 septembre 2010, le comédien a en effet été interpellé par les forces de l’ordre après une infraction minime au Code de la route: il venait de faire demi-tour avec son scooter dans une rue à sens unique du 18e arrondissement de Paris. Mais l’acteur avait insulté les deux policiers, et les avait même frappés lorsqu’ils l’ont interpellé.

«On s'est tous un peu emportés»

Michaël Youn a reconnu les faits ce lundi devant la cour, allant même jusqu’à s’excuser: «Non seulement je reconnais les faits, mais je m'excuse vis-à-vis des fonctionnaires de police qui se sont sentis agressés par mes insultes et mon comportement», a-t-il déclaré.

Il s’est également justifié, démentant avoir fait de la provocation. «Dans la voiture, j'étais étranglé par le fonctionnaire de police et le visage écrasé contre la vitre!», a-t-il souligné, ajoutant: «Ce jour-là, je crois qu'on s'est tous un peu emportés. (...) C'était plus de l'énervement que de la provocation. Et je sais ce que c'est la provocation, j'en ai fait mon métier...» Indemnisés par le comédien, les policiers étaient absents à l'audience. Son avocat a jugé la peine requise «disproportionnée», estimant que toute l’affaire n’était qu’«une anicroche de fin d'après-midi d'été». Décision le 21 mars.