Dérapage anti «rebeu» de Pagny: SOS racisme réclame des excuses publiques au chanteur

PEOPLE Sur Chérie FM, le chanteur a déclaré qu'il ne voulait pas que ses enfants parlent «rebeu»...

S. C.

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VILLARD/SIPA

En pleine promotion de son nouvel album, sorti lundi, Florent Pagny a dérapé en pleine interview sur Chérie FM, lundi matin. Interrogé sur son installation à Miami, le chanteur a expliqué vouloir y scolariser ses enfants. «Le problème qu'avait mon grand [en France], est qu'il était "fils de", a-t-il expliqué. Comme il n'aime pas se faire remarquer, au contraire de son papa, il avait tendance à trop faire profil bas et à ne pas s'épanouir.»

Mais le bon développement de son fils n'est pas la seule raison qui semble avoir poussé Florent Pagny à émigrer. «Un jour ton môme rentre à la maison et se met à parler rebeu. C'est pas possible (...) Le verlan encore, tout va bien, mais là il n'y a pas de raison», a-t-il déclaré en direct.

Le Cran le compare à Jean-Marie Le Pen

Et d'ajouter, décidément très en verve: «Et puis il y a cette ambiance un peu bizarre où finalement les mômes ont peur donc ils se raccrochent à des codes pour être sûr de ne pas se faire emmerder». Avant d'être coupé par Frédéric Ferrer, le présentateur de la matinale de Chérie FM, qui recentre l'interview sur l'actualité musicale du chanteur. Le podcast de l'émission n'est pas disponible sur le site de la station, le son le plus récent de la matinale remontant à avril 2010 et à la venue de Chimène Badi dans l'émission.

Evidemment, cette sortie n'est pas passée inaperçue. Le CRAN a dénoncé un «dérapage raciste» et des déclarations qui «rappellent celles du leader du Front National, Jean-Marie Le Pen, qui avait déclaré «avoir acheté une maison de campagne pour permettre à (ses) enfants qui habitaient le 15e arrondissement de voir des vaches, au lieu de voir des Arabes"». Même son de cloche du côté de SOS Racisme qui «contaste que Florent Pagny s’affranchit une fois de plus des lois et des valeurs de République». L'association demande au chanteur qu'il s'excuse «publiquement de ces propos blessants et stigmatisants.»