Roman Polanski ne peut plus se taire

JUSTICE Le cinéaste a publié un texte pour faire le point sur sa situation judiciaire...

J. M. avec agence
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Roman Polanski le 19 février 2009 à Potsdam.
Roman Polanski le 19 février 2009 à Potsdam. — H. HANSCHKE

«Je ne peux plus me taire.» C’est dans un texte ainsi intitulé que Roman Polanski est sorti ce dimanche du silence dans lequel il se murait ces derniers mois. Dans ce document, publié sur le site de La règle du jeu de son ami Bernard-Henri Lévy, il indique que la demande d'extradition qui le frappe «est basée sur un mensonge».

«Me livrer en pâture aux médias» 

«Je ne peux plus me taire parce que les Etats-Unis continuent de réclamer mon extradition plus pour me livrer en pâture aux médias du monde entier que pour prononcer un jugement sur lequel un accord a été pris il y a 33 ans», écrit Polanski. 

Le cinéaste, poursuivi aux Etats-Unis pour avoir eu en 1977 des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans, a été à cette époque incarcéré au pénitencier de Chino (Californie) durant 42 jours. Selon lui, cette incarcération correspondait à la peine à laquelle il aurait du être condamné et qu'il aurait par conséquent déjà exécutée. 

La victime a abandonné ses poursuites 

«Dans cette demande (d'extradition, ndlr) il est dit que je me suis enfui pour ne pas subir une condamnation de la justice américaine; or dans la procédure « plaider coupable » j'avais reconnu les faits et j'étais retourné aux Etats-Unis pour exécuter ma peine», poursuit Polanski. 

«Je ne peux plus me taire car la victime a été déboutée par la Cour de Californie dans sa énième demande d'arrêter, une fois pour toutes, les poursuites à mon égard», souligne-t-il. «Voila ce que j'avais à vous dire en restant dans l'expoir que la Suisse reconnaîtra qu'il n'y a pas lieu à extradition et que je pourrai retrouver la paix et ma famille en toute liberté dans mon pays», conclut le cinéaste.