200.000 euros d'amende pour le mari de Caroline de Monaco

PEOPLE Le prince Ernst August de Hanovre était rejugé ce mardi pour une affaire de coups et blessures...

B.D.

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La princesse Caroline de Moncao et le prince Ernst August de Hanovre, à Monte Carlo, le 27 juin 2009.
La princesse Caroline de Moncao et le prince Ernst August de Hanovre, à Monte Carlo, le 27 juin 2009. — VILLARD/NIVIERE/SIPA

200.000 euros. Le tribunal d’Hildesheim, en Allemagne, a condamné mardi le prince Ernst August de Hanovre, époux de la princesse Caroline de Monaco, à 200.000 euros d'amende pour coups et blessures. L’affaire remonte à 2000; le prince avait alors frappé Josef Brunlehner, 60 ans, un hôtelier allemand établi au Kenya.

L’affaire, qui avait déjà été jugée en 2004, lui avait valu en première instance une condamnation à une amende de 445.000 euros pour coups et blessures aggravés. La décision avait été reconduite en appel.

Deux gifles

En juin dernier, le prince Ernst August, 55 ans, était repassé devant la justice allemande pour cette affaire. Il avait alors reconnu avoir donné «spontanément deux gifles symboliques» à l'hôtelier allemand, également gérant d'une discothèque sur l'île de Mandu, au Kénya, parce que le bruit le dérangeait pendant qu'il dînait avec des amis sur la terrasse d'un hôtel proche. «Une pour la musique et une pour la lumière», a précisé en anglais Me Wolfgang Euler, lisant une déclaration de son client.

Le prince avait en revanche nié être en état d'ébriété ce jour-là, et avait nié avoir frappé l’hôtelier au visage avec un coup de poing américain. La victime avait affirmé en première instance, devant le tribunal de Hanovre, que l'époux de la princesse Caroline l'avait frappé à 10 ou 15 reprises avec un objet ressemblant à un poing américain.

Témoignages à décharge

Début janvier, la princesse Caroline de Monaco avait témoigné, corroborant les dires de son époux. Elle avait assuré qu'il avait «giflé avec la main ouverte» sa victime, qu'il n'était pas ivre et qu'il ne tenait pas d'objet ni ne portait de bague, à laquelle le gérant de l'hôtel attribuait ses blessures. Elle avait indiqué avoir «déjà vu des enfants se battre de façon plus violente».

Deux médecins kenyans étaient également allés dans le sens du prince, estimant que l'hospitalisation et l'état de Josef Brunlehner relevaient d’une mise en scène. Des témoignages qui faisaient espérer, à juste titre, à l’avocat du prince une amende «plus légère». «Le tribunal n'a finalement pas été en mesure d'opter pour l'une ou l'autre des deux versions» présentées par les deux parties. «Des doutes subsistent dans les deux cas», a souligné ce mardi le président de la Cour, Andreas Schlüter.

La cour a cependant estimé que les deux gifles avaient été données «sans brutalité débridée».