L'assignation à résidence de Polanski pourrait durer encore un an

PEOPLE Les recours possibles sont nombreux...

Avec agence

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Roman Polanski le 19 février 2009 à Potsdam.
Roman Polanski le 19 février 2009 à Potsdam. — H. HANSCHKE

La procédure d'extradition aux Etats-Unis du cinéaste franco-polonais Roman Polanski, assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, pourrait durer un an, a prévenu dimanche la ministre suisse de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf interrogée par Le Matin.

La Suisse a reçu en octobre la demande d'extradition officielle de la justice américaine qui veut juger le réalisateur pour une affaire de moeurs remontant à plus de trente ans. Elle doit se prononcer dans les semaines qui viennent sur cette demande.

Multiples recours

«Après une décision de l'Office fédéral de la justice octroyant l'extradition, Roman Polanski a la possibilité de déposer un recours auprès du Tribunal pénal fédéral puis auprès du Tribunal fédéral», a expliqué Eveline Widmer-Schlumpf. «En cas de recours, la procédure d'extradition pourrait encore se prolonger un moment. Difficile de dire combien de temps, mais cela pourrait aller de quelques mois à un an, comme cela s'est déjà vu», a-t-elle ajouté.

>> Retrouvez notre dossiere sur l'arrestation de Polanski par ici

Roman Polanski a été arrêté à son arrivée à Zurich le 26 septembre sur mandat d'arrêt américain pour des «relations sexuelles illégales» avec une jeune fille de 13 ans en 1977. Emprisonné pendant plus de deux mois, il avait été libéré le 4 décembre après le paiement d'une caution de trois millions d'euros et assigné à résidence dans son chalet de la station huppée des Alpes suisses dans l'attente d'une éventuelle extradition.