Polanski fixé sur son sort en janvier

PEOPLE La Suisse rendra sa décision sur l'extradition du réalisateur à ce moment-là...

S. C. avec agence

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Roman Polanski le 19 février 2009 à Potsdam.
Roman Polanski le 19 février 2009 à Potsdam. — H. HANSCHKE

C’est désormais une affaire de semaines. Roman Polanski saura en janvier s’il est extradé ou non vers les Etats-Unis. La Suisse a en effet indiqué mercredi qu’elle rendrait sa décision «au début de l'année prochaine».

Trois options sont alors possibles. Soit la Suisse accepte l’extradition et Roman Polanski est alors rapidement remis aux autorités californiennes. Soit la Suisse refuse l’extradition et libère Roman Polanski – ce qui semble être l’option la moins plausible.

Les avocats du réalisateur ont d'ores et déjà annoncé que Roman Polanski, 76 ans, s'opposerait à une extradition aux Etats-Unis, pays qu'il a fui pour échapper à la justice en 1978. La dernière option pour le réalisateur serait donc de faire appel de son extradition, d'abord devant le Tribunal pénal fédéral, puis, en ultime recours, devant le Tribunal fédéral à Lausanne. Ces procédures sont longues et complexes et peuvent reporter encore la date d’une éventuelle extradition. «La procédure ordinaire peut durer plus d'une année, notamment dans des cas complexes ou si toutes les voies de recours sont saisies», selon le site de l’office fédéral de la justice suisse (OFJ).

En attendant la décision du ministère de la Justice suisse, le réalisateur reste assigné à résidence à Gstaad jusqu’à nouvel ordre.