Les avocats de Roman Polanski réclament sa libération

PEOPLE Ils ont transmis leur demande mardi aux autorités helvètes...

Sa. C. avec agence

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  — NIKO/NIVIERE/LORENVU/SIPA
Interpellé dimanche, Roman Polanski sera-t-il bientôt en liberté? Les avocats du cinéaste ont officiellement transmis leur demande de mise en liberté du réalisateur aux autorités helvétiques, mardi matin.
 
Liberté conditionnelle
 
Cette demande n’est pas une surprise. Me Hervé Temime, conseil de Roman Polanski, avait prévenu qu’il déposerait rapidement une telle demande. «Compte tenu des circonstances extravagantes de son arrestation, son avocat suisse sollicitera sans délai sa remise en liberté, éventuellement sous conditions», a-t-il déclaré lundi.
 
Le réalisateur est sous le coup d’un mandat d’arrêt américain depuis 1978 et international depuis 2005. La justice américaine n’a jamais abandonné les poursuites pour viol sur mineur qui visaient Roman Polanski en 1977. Le ministère américain de la Justice devrait prochainement déposer une demande officielle d’extradition auprès de la Suisse, qui n’a pour l'instant reçu qu'une «demande d'arrestation en vue d'une extradition». En vertu d'un traité entre les deux pays, les Etats-Unis disposent de 40 jours pour présenter à la Suisse une demande d'extradition officielle, délai qui peut être prolongé de 20 jours.

De son côté, Roman Polanski pourra contester toute décision auprès du tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique. Le réalisateur a d'ores et déjà fait savoir qu'il «refusait la demande d'extradition dont il est l'objet de la part des Etats-Unis».
 
Coup monté
 
Les circonstances sur l’arrestation de Roman Polanski, dénoncées par ses défenseurs, se précisent. Les avocats américains du cinéaste auraient précipité son arrestation, affirme mardi le Los Angeles Times.
 
En juillet dernier, ils  avaient réclamé devant la justice l'abandon des poursuites, estimant que l'absence d'effort sérieux pour faire arrêter Roman Polanski était une preuve de la faiblesse de l'accusation. Les remarques des avocats auraient poussé le bureau du procureur à chercher une occasion rapide d'arrêter le cinéaste, occasion toute trouvée en Suisse, qui a un traité d'extradition avec les Etats-Unis, selon une source proche du dossier citée par le Los Angeles Times.
 
Lundi, le bureau du procureur de Los Angeles a réfuté tout passivité, affirmant au contraire que ses services avaient demandé à plusieurs reprises l'arrestation du réalisateur: une première fois au Royaume-Uni en 1978 et les dernières fois à la Thaïlande et à Israël en 2005 et 2007.