Anna Nicole Smith, victime d'un «suicide pharmaceutique»

PEOPLE Deux médecins de la cover-girl de Playboy lui auraient bien prescrit des cocktails dangereux de médicaments...

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La Cour suprême américaine a autorisé lundi l'ex-playmate Anna Nicole Smith à poursuivre sa bataille juridique pour revendiquer une partie de la fortune de son mari, un milliardaire texan nonagénaire décédé en 1995.
La Cour suprême américaine a autorisé lundi l'ex-playmate Anna Nicole Smith à poursuivre sa bataille juridique pour revendiquer une partie de la fortune de son mari, un milliardaire texan nonagénaire décédé en 1995. — Win McNamee AFP/Getty Images/Archives

Dans des documents de justice non scellés que s’est procuré le Los Angeles Times, trois pharmaciens de Los Angeles ont refusé de vendre à Anna Nicole Smith un cocktail de médicaments forts. L’un d’eux a estimé qu’ils constituaient un «suicide pharmaceutique».

Cet épisode date de 2006. Khristine Eroshevich, la psychiatre d’Anna Nicole Smith, avait alors prescrit sur la même ordonnance 300 tablettes de méthadone, deux sédatifs de type différent, un myorelaxant, un anti-inflammatoire et quatre bouteilles d’un antidouleur très puissant. Le pharmacien se rappelle s’être dit «Ils vont la tuer avec tout ça». Moins de cinq mois plus tard, le 8 février 2007, la jeune femme âgée de 39 ans succombait à une overdose médicamenteuse accidentelle dans sa chambre d’hôtel en Floride.

Ces documents montrent que les docteurs Eroshevich et Kapoor ont volontairement ignoré le danger de prescrire autant de médicaments puissants à une patiente connue pour son passé d’addiction aux drogues.

Quarante-quatre ordonnances et neuf noms d’emprunt différents

À la date de sa mort, Anna Nicole Smith avait 44 prescriptions médicales sous au moins neuf noms d’emprunt. Lors de son autopsie, le médecin légiste floridien a recensé neuf médicaments différents et a conclu à une mort résultant d’une «combinaison mortelle de médicaments».

L’avocate du docteur Kapoor affirme que les enquêteurs se sont trompé dans le calcul des médicaments prescrits. Selon elle, «Il y a eu une mauvaise lecture des dossiers médicaux.» Pour toute défense, Adam Braun, l’avocat du docteur Eroshevich affirme que le médecin n’avait que deux choix: «Ne rien faire et laisser une personne psychologiquement instable se débrouiller seule, ou tenter de l’aider même si les circonstances dans lesquelles le traitement s’est déroulé n’étaient pas idéales.»

D’autres documents montrent que les deux médecins ont également franchi la ligne blanche en ayant des contacts sexuels avec Anna Nicole Smith. Trois photos, datant de deux mois avant la mort de la playmate, découvertes sur son ordinateur portable la montrent nue, dans une baignoire, en train d’embrasser Khristine Eroshevich. Une vidéo, diffusée dans l’émission Inside Edition, montrent Anna Nicole Smith dans un night club en compagnie de Sandeep Kapoor, torse nu, qui la caresse et l’embrasse.

En mars dernier, les deux médecins, ainsi que l’avocat Howard K. Stern, le dernier petit ami de la playmate, ont été inculpés de conspiration et de prescriptions frauduleuses d’opiacés et de sédatifs à la star. Tout trois ont plaidé non coupable. Une audience préliminaire doit avoir lieu le mois prochain.