Sa rivale déboutée, Chloé Mortaud reste Miss France 2009

PEOPLE La mauvaise perdante devra payer 3.000 euros de frais d'avocats...

Avec agence
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En couronnant pour 2009 l'étudiante métisse franco-américaine Chloé Mortaud, le comité Miss France a élu pour la première fois une candidate possédant une double nationalité.
En couronnant pour 2009 l'étudiante métisse franco-américaine Chloé Mortaud, le comité Miss France a élu pour la première fois une candidate possédant une double nationalité. — Alain Jocard AFP

Chloé Mortaud sauve son écharpe et sa couronne. Vendredi, le tribunal de Nanterre a donné raison à la jeune femme, élue Miss France 2009, qui défendait son titre de «Miss Albigeois Midi-Pyrénées», gagné en septembre 2008.


Vote truqué


La bisbille remonte à septembre dernier. Les candidates au titre suprême de Miss France rôdent leur déhanché et leur port altier sur les podiums des concours régionaux, étape incontournable pour se qualifier au concours national.


Marine Beaury, 23 ans, est élue 1e dauphine de Chloé Mortaud lors de l'élection de «Miss Albigeois-Midi Pyrénées», le 20 septembre 2008 à L'Isle-sur-Tarn (Tarn). Un échec incompréhensible pour la jeune femme, qui décide de rendre son écharpe, estimant «que le vote avait été truqué». Persuadée que le titre devait lui revenir, Marine Beaury porte l’affaire devant les tribunaux. Selon elle, le jury - qui comportait des membres de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Midi-Pyrénées - n’était pas impartial, «les parents de Chloé Mortaud travaillant l'un et l'autre pour la CCI». Elle demande purement et simplement l’annulation de l’élection régionale de Chloé Mortaud, entraînant de fait sa destitution du titre Miss France 2009.


Guerre des Miss


Mais le tribunal a estimé qu'«aucun lien de subordination ou de parenté (n'était) établi entre Chloé Mortaud et l'un quelconque des membres du jury». Chloé Mortaud est donc confortée dans son titre de «Miss Albigeois Midi-Pyrénées», donc de Miss France 2009.


Marine Beaury a été condamnée à verser 3.000 euros de frais d'avocats au Comité Miss France. Elle n'a cependant pas été condamnée pour «procédure abusive», comme le réclamait la partie adverse. La jeune femme est soutenue publiquement par l'ennemi juré de Geneviève de Fontenay, Michel Le Parmentier, président de l'Association internationale des concours de beauté pour les pays francophones (AICBPF). Ce dernier tente depuis des années de jeter le discrédit sur le Comité Miss France.