à paris, de bons sons de cloche pour pâques

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Vacances de Pâques obligent, l'activité nocturne a été quelque peu ralentie à Paris ces dernières semaines. Il n'empêche que certains malins ont eu la bonne idée de profiter de cette trêve pour lancer des projets plus qu'intéressants. On commence lundi dernier par la soirée d'ouverture du Ohlala !, le nouveau bar-restaurant branchouille, niché à deux pas de la place de la République. Un mois plus tôt, le lieu avait déjà créé un beau buzz en organisant deux petites fiestas très intimistes en plein travaux.

Le vernissage du lieu était donc très attendu par les hipsters de tous poils venus admirer en avant-première l'énorme fresque murale réalisée par le street artist français Space Invaders. Une mosaïque façon Rubik's Cube du meilleur effet soulignée par un habillage sonore conçu par Béatrice Ardisson. Au sous-sol, on change d'ambiance avec un décor de mini-club brut de décoffrage qui n'a rien à envier à certaines boîtes berlinoises : « On va y faire plein de fêtes privées avec un accès direct et discret par les cuisines », confie le patron. ­Mercredi, on file au Social Club pour le quatrième anniversaire de Bandi, une des teufs itinérantes les plus excitantes de la capitale.

Avant le set de l'artiste électro Benjamin Diamond, Keziah Jones fait une entrée remarquée au bras de quatre bombes atomiques. En toute simplicité, le chanteur nigérian ripaille backstage en avalant des bières jusqu'au petit matin. Le lendemain, on file au Crazy Horse. Après la deuxième représentation, l'ambiance du cabaret change du tout au tout à minuit et demi. Les touristes laissent place à une centaine de fêtards invités par le collectif d'artistes Elegangz. Derrière les platines, Ariel Wizman abandonne vite son mix eclectique pour se lancer dans une électro minimale du meilleur effet. Les petits rigolos de la chaîne cryptée sont dans les parages. On distingue le génial Chris Esquerre et Sébastien Thoen, le trublion d'Action discrète.

Samedi soir, direction la Mezzanine de l'Alcazar. Après une tournée en Asie et en Amérique du Nord, le DJ Michaël Canitrot y lance le septième volet de la compile du lieu. S'ensuit une nouba house music dans le plus pur style de Miami : « J'en reviens ! C'était très cliché mais tellement drôle », lance le beau gosse. Il ne manquait que les blondes siliconées pour que la rive gauche ait un vrai goût de Floride. W