«Ce sont des photos volées»

MEDIAS Des photos de Ségolène Royal au bras d'un homme ont été publiées cette semaine par «Paris Match». L'hebdomadaire va être assigné en référé...

AA avec agence

— 

 Une lectrice lit le magazine Paris Match
 Une lectrice lit le magazine Paris Match — DR

Du grabuge autour des photos de Ségolène Royal. Jean-Pierre Mignard, son avocat, a assuré jeudi sur Europe 1 qu'il allait assigner «Paris Match» en référé, après que le magazine a publié en couverture une photo de l'ex-candidate à l'Elysée dans un moment privé, aux côtés d'un homme dans une rue de Marbella, en Espagne.
 
L'homme avec qui Ségolène Royal, 55 ans, a été prise en photo est présenté par «Paris Match» comme gestionnaire de biens immobiliers et éditeur de jeux de société, inconnu du public et étranger au monde politique. Outre la photo de une, plusieurs clichés ont été publiés dans les pages intérieures du journal.

«Ce sont des photos volées, une fois de plus. Cela ne serait pas dommage si on me laissait un peu tranquille», a déclaré à son tour l'intéressée lors d'un point de presse consacré à son plan énergie solaire régional. «Ce n'est pas la première fois que Match a volé des photos, je les avais mis en garde mais je n'avais pas porté plainte, a-t-elle poursuivi. Comme ça recommence je pense que je vais faire appliquer la loi.»

Le côté people de Segolène Royal


Me Mignard, qui dirige l'association de Ségolène Royal «Désirs d'avenir», a indiqué avoir mis au préalable «Match» en demeure, après avoir eu vent d'une publication de ces clichés. «C'est donc sciemment» que les photos paraissent, «nous n’acceptons pas ces procédés», a déploré l'avocat, qui y voit «une manière sournoise, insidieuse de vouloir la ramener à une sphère people» pour «dégrader son image de dirigeante politique».

En guise de réponse, Paris Match a rédigé une mise au point de la rédaction publiée sur son site Web. «Pourquoi les photographes bienvenus pour couvrir sa présence à Pointe-à-pitre ne le seraient pas dans les rues de la station balnéaire espagnole? Arrêtons l'hypocrisie, dénonce l'hebdomadaire. Apparaissant en Guadeloupe à titre personnel, en marge des négociations gouvernementales et sans aucun mandat du Parti socialiste, Ségolène Royal prouve sa volonté d'exister médiatiquement dans la perspective des scrutins à venir. Quatre jours auparavant, en apparaissant au bras d'un compagnon dans les rues de la station balnéaire de Marbella pendant les vacances scolaires, elle donne le signe qu'elle n'est plus seule et qu'elle est prête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. Les clichés réalisés par des photographes de presse dans les rues de Marbella sont l'illustration de ce changement.»

Réactions
L'eurodéputé Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, a dénoncé pour sa part un «viol de la vie personnelle». Et a ajouté sans citer de noms: «On a aussi la presse qu'on mérite parfois: on ne peut pas dire que la presse a tous les torts parce que je sais aussi qu'un certain nombre de responsables politiques utilisent la presse, y compris leur vie privée parfois, pour être présents dans les médias.»