Le prêt-à-porter remet la fête à la mode

— 

Crise oblige, les raouts people semblent être une espèce en voie de disparition. Plus occupées à gérer leurs plans sociaux qu'à enivrer les happy few, les grandes enseignes commerciales délaissent peu à peu cette forme de communication pourtant si agréable. Alors quand, jeudi dernier, la marque Etam sort le grand jeu au Ritz à Paris pour repositionner son image, c'est la ruée vers l'or pour tous les chasseurs de soirées.

Défilé, cocktail et nouba branchée... La marque de lingerie ne lésine pas sur les moyens pour mettre sur orbite sa nouvelle collection représentée par le top russe Natalia Vodianova. Une bonne cinquantaine de photographes fourmillent dans les allées. Entre deux pluies de flashs, les premiers convives prennent place dans les gradins qui entourent le podium. Une semaine après la Fashion Week, ça fleure bon les prolongations pour les modeuses parisiennes. Comme toujours dans ce genre de manifestation, les organisateurs veillent à garnir élégamment le tout premier rang.

Et pour l'occasion, le pari est franchement réussi : les anciens tops Karen Mulder et Eva Herzigova brillent de mille feux, la jeune garde monégasque est assurée par la magnifique Charlotte Casiraghi et sa copine rentière Eugénie Niarchos alors qu'à quelques mètres de là, Lou Doillon et Micky Green assurent le quota hype... A 21 h, le défilé commence à peine que Frédéric Beigbeder lance une vague d'applaudissements à chaque passage de mannequin. Sur le catwalk, ça se déhanche à tout va pour présenter petites culottes, sous-tifs et maillots de bains échancrés. Les vicelards ont enfin une bonne excuse pour mater en toute impunité. Youpi !

Un gros quart d'heure plus tard, fin du show. L'égérie Natalia Vodianova salue l'assistance et file dans les salons du palace pour ripailler autour d'une coupe de champagne. La nuit ne fait que commencer. On file chez Régine, le spot de la Clique, privatisé pour l'after-party. Les 2 Many DJ's mettent le feu aux platines alors que le groupe de rock à la mode les Cazals assurent un live tout en décibels. Vivement la fin de la crise qu'on remette ça... ■