« Les marques font partie du business »

- ©2008 20 minutes

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Les fameuses « soirées portables » ont bien changé. Fini le temps où les constructeurs se contentaient de refourguer leurs téléphones aux têtes de gondole de la téléréalité pour obtenir une photo dans la presse people. Maintenant, les marques jouent à fond la carte de la branchitude. La preuve avec la soirée Nokia Trends Lab qui a accueilli, vendredi soir, des milliers de jeunes clubbers au Showcase, à Paris. Point fort de la fiesta : une programmation à la pointe de la tendance. Uffie et Diplo ont mis le feu. Tout comme Santogold, la chanteuse de Brooklyn que tout le monde s'arrache. Rencontre.

Alors, heureuse d'être à Paris ?

Après New York, c'est la ville que je ­préfère. Je trouve l'architecture géniale et les Français adorables. Mais je ne pourrais pas y vivre... Je suis végétarienne et, ici, tout le monde mange de la viande.

Vous préférez vous produire sur scène ou travailler en studio ?

J'adore la scène mais les tournées sont toujours assez éprouvantes. On n'a pas le temps de prendre du recul, contrairement au studio, où je prends beaucoup de plaisir à élaborer ma musique.

Ce soir, vous jouez pour une marque. Pensez-vous que c'est l'avenir du financement de la musique ?

Je le pense, oui. Il faut trouver l'argent où il est. Ce genre d'événement fait maintenant partie intégrante du business d'un musicien. Mais vous savez, un show reste un show et si l'énergie dégagée par le public est bonne et que je suis en forme, on se fiche bien de savoir qui paie l'addition.

Vos titres sont extrêmement téléchargés sur les blogs musicaux. Qu'en pensez-vous ?

Internet a révolutionné le mode de con­sommation de la musique. Pour moi, le Web m'a permis de me faire connaître et d'exploser sur la scène internationale. C'est donc une très bonne chose.

Question style, vous avez une image branchée. Parlez-nous de vos goûts...

J'aime beaucoup la mode mais je ne suis pas une fashion victim. Je porte beaucoup de jeans larges, de sweatshirts à ­capuche et j'ajoute toujours un petit accessoire qui fait la différence. Sur scène, je ­préfère mettre des tenues de créateurs. Jeremy Scott, Bernard Wilhelm et Jean-Charles de Castelbajac sont mes stylistes préférés.