«Demolition Party»: la fête de l'année!

NUIT La soirée parisienne la plus décadente de la décennie, c’était jeudi soir au Royal Monceau...

Cédric Couvez

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"Demolition Party" au Royal Monceau, le 26 juin 2008 à Paris
"Demolition Party" au Royal Monceau, le 26 juin 2008 à Paris — SIPA

Apocalyptique, décadente et d’ores et déjà mythique. Annoncée par beaucoup comme «la soirée de l’année», la «Demolition Party» du Royal Monceau a tenu toutes ses promesses et même plus encore… Pour célébrer sa mise en travaux, le palace de l’avenue Hoche avait convié jeudi soir le tout-Paris à un pétage de plombs collectif. 23 heures tapantes, un bon millier de convives se battent déjà devant les barrières de sécurité. «C’est la guerre!», crie une blonde atomique au bord de la crise de claustrophobie. Le service d’ordre gère tant bien que mal les bousculades en série. Bak, le physio du Baron reste zen malgré l’hystérie.

Dans le hall de l’hôtel, l’open bar est pris d’assaut. On distribue à tout va les bouteilles de champagne pour gagner du temps. Mais la nouba se joue dans les étages. Au troisième, la démolition est organisée par des pros du BTP. On revêt une tenue de chantier, un casque et un masque. A grands coups de masse, on s’amuse à défoncer les murs sous l’étroite surveillance d’un vigile.

Ce qui devait rester un happening à la folie gentiment destructrice va gagner les deux étages inférieurs où plusieurs chambres sont décorées par des artistes contemporains. Sébastien Tellier hallucine, Guillaume Canet aussi… Les dérapages incontrôlés s’enchaînent, c’est «Fight club» au Monceau: les fêtards dépiautent le mobilier des suites, déchiquettent les matelas, pulvérisent les miroirs et les salles de bains. Les tronçonneuses résonnent. Certains font pipi sur la moquette alors que d’autre se suspendent aux lustres qui auraient dû être vendus aux enchères quelques jours plus tard.

Philippe Stark, le designer engagé pour relifter l’endroit, jubile pendant que Jude Law se promène quasiment incognito. Les murs sont vite tagués. Big, bang, boum: l’hôtel tremble. Le chaos est proche. 4 heures du mat’, les 2 Many’s Dj's ambiance le dance floor du rez-de-chaussée. Le duo belge remixe «Big Bisou» de Carlos, certains se sont enfermés dans les suites pour forniquer à plusieurs.

Enfin, les premiers rayons de soleil transpercent le ciel. A l’instar du Royal Monceau, nous sommes nous-mêmes vraiment démolis. Les travaux peuvent commencer.

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