Yves Jégo: «L’absence de talent n’est pas grave, l’absence de pudeur si»

Cédric Couvez

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WITT/SIPA

Yves Jégo, député maire de Montereau (Seine-et-Marne), et secrétaire d'Etat à l'Outre-mer revient sur la soirée mouvementée, samedi soir, du festival Confluences.

Que s’est-il vraiment passé samedi lors du festival Confluences de Montereau?
Lors de ce festival, on dispose de deux scènes. Une pour les professionnels, l’autre pour les amateurs. Sur cette dernière, le chanteur d’un groupe punk que la mairie avait invité a pété les plombs. Il s’en ai pris à Faudel, le traitant de «salaud» puis a crié «à mort l’UMP». Quand il m’a vu dans le public, il m’a traité «d’enculé».

Et vous avez fait couper le son de son micro?
Pas du tout. Qu’il m’insulte n’est pas très grave. J’ai le dos large. S’il était resté dans sa verbiasse anarchiste, ça ne m’aurait pas posé de problème. En revanche, quand il a commencé à se caresser, montrer ses fesses et se mettre à poil, là cela n’était pas acceptable. C’est seulement à partir de ce moment que l’on a décidé de couper le son. D’ailleurs, nous avons respecté leur art car nous avons attendu la fin d’une de leur chanson. L’absence de talent n’est pas grave, l’absence de pudeur si. Surtout qu’il y avait beaucoup d’enfants qui venaient voir Fatal Bazooka.

Quelles seront les suites de cette affaire?

J’ai porté plainte pour outrage à la pudeur caractérisé. Le commissaire de police m’a dit qu’il avait 2,25 grammes d’alcool par litre de sang. En douze édition, c’est le premier incident. Il n’a duré que dix minutes mais bon, finalement, il y a du bon… ça nous permet de médiatiser notre festival.