Une étrange soirée avec Alysson Paradis et Axelle Laffont

NUIT Act Up et Sidaction ont réuni la fine fleur de la scène électronique française pour une belle fiesta caritative…

Cédric Couvez

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Alysson Paradis et Axelle Laffont mixent à la soirée "Un étrange printemps", mercredi 16 avril à La Scala
Alysson Paradis et Axelle Laffont mixent à la soirée "Un étrange printemps", mercredi 16 avril à La Scala — Cédric Couvez

Parfois, la nuit parisienne a du cœur… et même du fond. Pour la sixième année consécutive, Act Up et Sidaction ont réuni la fine fleur de la scène électronique française pour «Un étrange printemps», une grosse nouba caritative visant à récolter des fonds pour lutter contre le sida et l’homophobie.

Mercredi, 22h30, direction La Scala, le méga-club de la rue de Rivoli. Les organisateurs attendent 3.000 personnes. Avec ses trois salles et ses énormes volumes, la discothèque la plus kitsch de la capitale s’apprête à accueillir la horde de clubbeurs. Seul bémol, à 23h30, il y a plus de journalistes et de photographes que de clients. Les Dj’s poussent leurs disques devant une piste vide quasiment vide.

Alysson Paradis, comédienne et «sœur de…» s’empare des platines au premier étage. Une meute de chasseurs d’images la mitraille à tout va. Timide, la jolie brune peine à esquisser un sourire. Vingt minutes de «mix» plus tard, Alysson passe le relais à Axelle Laffont, comédienne et «fille de…». Un photographe de soirées beugle gentiment: «C’est terrible, on n’a rien à se mettre sous la dent. On la shoote comme si c’était Britney Spears!» Qu’importe, l’ambiance chauffe doucement. Une bande de jeunes filles à mini-jupes se trémoussent…

Au rez-de-chaussée, les premiers plans drague s’organisent sur un beat de house-music qui n’a rien à envier aux folles nuits d’Ibiza. Et pour cause, Patrick Vidal, Dj star des années 90, balance la sauce. De jeunes éphèbes en marcel blanc se roulent des galoches à tout va. La boîte se remplie peu à peu.

Mais malheureusement, à 2h30, le compte n’y est toujours pas. La Scala est en sous capacité flagrante et, malgré le bon son, les premiers signent de fatigue se font très vite ressentir. Le dance-floor s’éteint peu à peu. On s’arrache. Dommage, «Un étrange printemps» a peut-être eu les yeux plus gros que le ventre en choisissant La Scala, mais comme disait Pierre de Courbertin, «l’important, c’est de participer»...