Héritage de Johnny Hallyday: Laeticia passe en mode «communication de crise»

ATTAQUE-DEFENSE La veuve de Johnny Hallyday avait jusqu’à présent opté pour le silence, mais son entourage multiplie les prises de paroles depuis quelques jours…

Claire Barrois

— 

Laeticia Hallyday, le jour de l'enterrement de Johnny, avec ses filles Jade et Joy et les premiers enfants de son mari, Laura et David.
Laeticia Hallyday, le jour de l'enterrement de Johnny, avec ses filles Jade et Joy et les premiers enfants de son mari, Laura et David. — Stephane ALLAMAN/SIPA

La communication, jusqu’à présent, c’était réservé à Laura et David Hallyday. Ils s’exprimaient, souvent. Leur entourage, avec leurs mères, Nathalie Baye et Sylvie Vartan en première ligne, aussi. Dans le camp d’en face, dans la bataille autour de l'héritage de Johnny, on n’entendait que très peu les proches de Laeticia, la veuve de Johnny. Mais depuis quelques jours, la parole a changé de camp.

>> A lire aussi : «Laeticia fait son deuil très difficilement», confie son amie Alessandra Sublet

La raison ? L’entrée de Laeticia Hallyday dans un plan de communication de crise. Selon nos confrères de L'Express, ses amis ont décidé de l’aider à affronter ses beaux-enfants, qui demandent un droit de regard sur l’album posthume de leur père. Sébastien Farran, le manager de Johnny a embauché l’agence DGM conseil, qui gère, entre autres la communication de crise de Bolloré ou LVMH. Patrick Bruel a, quant à lui, présenté son ami Mathieu Laine, président fondateur d’Altermind, une « société de conseil innovante mettant la puissance académique au soutien des dirigeants » qui compte L’Oréal ou Amazon parmi ses clients.

Du « bruit médiatique »

Selon l’hebdomadaire, le spécialiste « n’interviendrait qu’à titre amical, par le haut, en marge de ses activités professionnelles et intellectuelles, après avoir analysé le dossier dans le détail et lui avoir longuement parlé ». Le 15 mars, il aurait fait partie des personnes présentes au débriefing de la première audience. DGM Conseil, pour sa part, aurait pour but de créer du « bruit médiatique ». Comprenez que l’entreprise tente de retourner l’opinion publique en faveur de la veuve de Johnny en faisant parler ses amis.

Jusqu’à présent, les soutiens de Laeticia s’étaient faits rares. Un peu de Hélène Darroze par-ci, quelques posts Instagram de copines par-là. Les grandes déclarations publiques, c’était pour le camp de David et Laura. Jusqu’au fiasco total. Le 23 février, Jean Reno dément avoir fait un communiqué de soutien, en sort un autre. Les responsables de cet imbroglio ? Les avocats de Laeticia, qui se seraient embrouillés dans la version définitive du fameux communiqué. Laeticia devait s’exprimer sur le sujet, on attend toujours.

Une parole reprise en main

Peut-être cette affaire a précipité le recours de la quadragénaire à des « spin doctors ». Selon L’Express, le déclic viendrait de Patrick Bruel, qui « s’alarmait du déferlement de haine dont [Laeticia] fai [sait] l’objet ». Ces derniers temps, on a tout de même pu voir la montée en puissance du bruit médiatique promis. Patrick Bruel (décidément), Alessandra Sublet, Sébastien Farran, André Boudou, le père de Laeticia… « La mobilisation est un élément clef du succès, expliquait Olivier Labesse, à la tête de DGM Conseil aux Echos en 2008. Dans la "war room", nous sommes aux côtés du management, des avocats et des banquiers. » Et nos confrères d’ajouter que « ce sont d’ailleurs souvent les avocats qui appellent les communicants pour les aider à redresser l’image de leur client ».

#strongwoman #perfectmum 💪💋 @lhallyday

A post shared by Al Sublet (@alessandra_sublet) on

Pourquoi cette communication est-elle importante dans le cas de Laeticia Hallyday ? En 2010, Michel Calzaroni, l’un des créateurs de DGM Conseil, confiait au Monde : « En cas de litige, un magistrat hésitera à aller contre l’opinion publique. » Une opinion publique jusqu’à présent acquise à Laura et David, enfants déshérités par une belle-mère qui a vu sa réputation entachée par toutes sortes de révélations du camp adverse. Au milieu des disputes familiales, Warner Music, la maison de disques de Johnny Hallyday a aussi décidé de soigner sa com', grâce à l’agence Majorelle. Le procès, une bataille d’agences de com' ?