Chouchou, Fripouille et «mythe vivant»... Ce qu'on retient du dernier livre de Brigitte Bardot

B.B. Les éditions Plon publient ce jeudi les ultimes confessions de Brigitte Bardot…

Clio Weickert

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Brigitte Bardot se livre une dernière fois dans «Larmes de combat» (éditions Plon)
Brigitte Bardot se livre une dernière fois dans «Larmes de combat» (éditions Plon) — Eric Feferberg / AFP

« Jacqueline* ! Tu sais si on a reçu le bouquin de Bardot ? » Gare Saint-Lazare ce jeudi, il aura fallu de la persévérance pour dénicher Larmes de combat, le livre des ultimes confessions de B.B., que publient les éditions Plon. Alors, quand il s’agit de la sortie d’un nouvel opus d’Astérix, là les Relay mettent le paquet ! Et vas-y qu’on dégaine les figurines grandeur nature en carton d’Obélix et Idéfix, et vas-y qu’on accroche de l’affiches en veux-tu en voilà… Mais pour Brigitte, on se la joue plus discret. C’est finalement dans un petit recoin du Relay du quai n°1 (une adresse bien connue des initiés), et malgré le regard perplexe de la vendeuse, que l’objet de nos désirs s’est présenté à nous.

Car oui, on voulait le feuilleter ce livre-testament « où pour la première fois, B.B. explore sa part sauvage, douce et féroce » et « revient sur son parcours de star, son quotidien au contact de ses compagnons animaux, sa lutte », tel que l’explique la quatrième de couverture. Parce qu’on aime les animaux ? Oui, un peu. Parce que la curiosité est notre vilain défaut et qu’on tuerait père et mère pour des potins croustiflox ? Exactement. Et voilà ce qu’on en retient.

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Brigitte Bardot n’est pas humaine

C’est elle qui le dit :

Chouchou n’aimait pas le poisson

Alors Chouchou, c’était le phoque de Brigitte. Un phoque très « drôle », comme elle l’explique page 43, et qui visiblement, ne faisait rien comme les autres :

« Mon phoque fut tellement materné qu’il a toujours été impossible de lui faire manger des poissons. Il était habitué à boire des biberons avec de l’huile de foie de morue et des poissons écrasés au mixer (…) Et quand, un jour, j’ai voulu lui ouvrir le bec pour lui donner des poissons ronds, il me les recracha dans la figure. Cette odeur de bouillie de poisson collée à mes cheveux me soulève encore le cœur aujourd’hui… »

Brigitte Bardot ne connaît pas bien les chats

Brigitte, sache qu’il existe aussi des animaux beaux à l’extérieur, mais pas à l’intérieur. A l’image de celui-ci, qui a pour habitude d’uriner dans des sacs à main, vomir dans des lits et ruiner des relations amoureuses.

Un chat qui ne risque pas de «sauver l'humanité toute entière»
Un chat qui ne risque pas de «sauver l'humanité toute entière» - C.WEICKERT

Peu de chance qu’il sauve « l’humanité tout entière ».

Brigitte Bardot a 200 pigeons et dort avec son chien (mais pas son cochon)

Oui, et elle les appelle tous les matins.

Elle a aussi un cochon. Mais elle préfère dormir avec son chien. Page 174 :

« Même si, au quotidien, je dors avec mon chien et pas mon cochon, ce n’est pas parce que le premier est supérieur au second, c’est juste que mon chien est mieux intégré à mon plumard que mon cochon ! ». Voilà, c’est tout.

Fripouille se prend pour la reine du monde

Fripouille, c’est l’un des petits chiens de Brigitte. Et ce que l’on comprend page 75, c’est que Fripouille a un sacré caractère :

« Aujourd’hui, je me réveille, je vis, je dors avec mes chiens. Leurs paniers sont disposés de part et d’autre de mon lit, sauf la petite Fripouille qui n’apprécie que le confort de mes draps… entre Bernard et moi. Elle cohabite très intelligemment avec les chats qui ont également trouvé leur place sur notre lit. Du coup, je ne peux pas allonger mes jambes… C’est le prix de la bonne entente de tous… »

Pas sûr que ce soit la grande forme à la Madrague

Bon, et sinon, hormis Chouchou et Fripouille, Larmes de combat c’est un peu la déprime. Si Brigitte Bardot y développe amplement son combat pour les animaux, elle revient également sur son ancien statut de « mythe vivant » et le revers de la médaille (page 83) :

« La violence subie, les insultes, la course-poursuite avec les journalistes, le tube de somnifères constamment à portée de main pour échapper à tout cela : je sais ce que signifie être traquée. Je connais le ressenti du gibier que l’on poursuit sans relâche, celui de la tourterelle que l’on abat en plein vol, du lion que l’on met en cage, de l’éléphant que l’on oblige à monter sur un ballon pour amuser les enfants ».

Sans oublier le chapitre sur la mort, intitulé « Pouf ! » :

« L’idée de la mort me tétanise. Car je ne suis pas sûre qu’on retrouve, ailleurs, les gens que l’on a connus. Ce que j’aimerais, c’est que l’on disparaisse d’un seul coup. Comme dans un film, "Pouf !", on se dissoudrait (…) C’est l’après-mort qui est affreux. Ce que le corps devient. C’est sale. La crémation n’est pas une solution car j’ai peur de brûler et j’ai peur du feu. Je me sens très loin de l’idée que je retournerai à la terre. Je ne sais si la vie après la mort existe. »

*Jacqueline ne s’appelle pas Jacqueline, le prénom a été modifié sans même que l’intéressée ne le demande.