Catherine Deneuve assume la tribune polémique mais présente «des excuses» aux victimes

REACTION Après avoir signé une tribune prônant la «liberté d’importuner» pour les hommes, l’actrice Catherine Deneuve assume, mais s’excuse auprès des victimes d’agression qui auraient pu être choquées...

20 Minutes avec AFP

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Catherine Deneuve
Catherine Deneuve — JOHN MACDOUGALL / AFP
  • Après avoir signé une tribune prônant la «liberté d’importuner» pour les hommes, l’actrice Catherine Deneuve assume ce dimanche soir.
  • Elle s’excuse auprès des victimes d’agression qui auraient pu être choquées par ce texte polémique.

Catherine Deneuve prend la parole pour la première fois depuis la parution de la tribune polémique publiée mardi dans Le Monde. L’actrice justifie ce dimanche la signature de la tribune sur la «liberté d'importuner», mais elle présente ses excuses aux victimes d’agression.

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Dans une tribune publiée dimanche soir sur le site du quotidien Libération, Catherine Deneuve écrit : « Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans Le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses », précise l’actrice dans ce texte intitulé : « Rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé ».

« Je n’excuse rien »

La tribune de mardi, signée par une centaine de femmes, défend « la liberté d’importuner » pour les hommes. Celle-ci serait « indispensable à la liberté sexuelle » et se place à contre-courant de l’élan né de l'affaire Weinstein. Le texte a été très commenté et critiqué ces derniers jours.

« J’ai effectivement signé la pétition (..) Je n’aime pas cette caractéristique de notre époque où chacun se sent le droit de juger, d’arbitrer, de condamner », souligne Catherine Deneuve.

« Une époque où de simples dénonciations sur réseaux sociaux engendrent punition, démission, et parfois et souvent lynchage médiatique. (…) Je n’excuse rien. Je ne tranche pas sur la culpabilité de ces hommes car je ne suis pas qualifiée pour. Et peu le sont », poursuit-elle, ajoutant qu’elle n’aime pas les « effets de meute ».