«C’était intéressant, c’était amusant», Zahia assume son passé de prostituée

PEOPLE La jeune femme, connue pour son aventure avec Franck Ribéry, est devenue escort-girl de luxe alors qu’elle n’avait que 16 ans...

20 Minutes avec agence

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Zahia Dehar au Crazy Horse, le 15 mars 2016.
Zahia Dehar au Crazy Horse, le 15 mars 2016. — SIPA

« Je trouvais ça plus excitant. » Pour Zahia Dehar, la prostitution n’a pas été une contrainte mais bel et bien un choix. Une parenthèse de sa vie qui a commencé lorsqu’elle avait 16 ans et qui a duré une année. Une année sur laquelle elle revient dans le dernier numéro du magazine Antidote, interviewée par l’actrice Marilou Berry avec laquelle elle a plusieurs projets en cours.

Dans cet entretien, la jeune femme de 25 ans confie les raisons qui l’ont poussée à vendre son corps. Tout a commencé lorsque Zahia Dehar arrive en France à 10 ans avec sa mère et son frère. La jeune écolière, qui déménage à plusieurs reprises et ne parle pas encore très bien le français, a dû mal à suivre. « En Algé­rie, j’étais toujours la première de la classe et, d’un coup, je me retrou­vais dernière. Et tous mes rêves, tout ce que je voulais faire depuis toute petite, je savais que ça n’al­lait plus être possible. Il fallait que je trouve une autre solu­tion », se remémore-t-elle.

« J’étais jeune et je voulais avoir des rela­tions sexuelles »

Pour elle, la prostitution est apparue comme une forme d’échange gagnant-gagnant. « J’étais jeune et je voulais avoir des rela­tions sexuelles. Je ne voulais pas rester vierge, raconte-t-elle. Et puis je me suis dit : "J’ai quoi comme possi­bi­li­tés ?" Toutes les filles de mon âge avaient un petit copain, elles étaient amou­reuses pendant un mois, puis elles étaient tristes, puis elles chan­geaient, puis elles avaient un nouveau petit copain et refai­saient la même chose. Je me suis dit, autant avoir des rela­tions sexuelles et gagner quelque chose en retour ».

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C’est au contact d’autres femmes, plus âgées, que Zahia Dehar apprend le métier. Sa famille n’est pas au courant de ses activités nocturnes, l’adolescente mène alors une double vie : « Je rentrais à 6 heures du matin et il fallait que j’aille à l’école. Et je n’avais pas dormi. »

« Je suis passée à autre chose »

Pendant cette période, qui a duré environ un an, elle a gagné beaucoup d’argent, notamment en ayant pour clientèle des célébrités, à l’instar des footballeurs. « Pour moi, je prépa­rais mon avenir », affirme-t-elle. Au moment de « l’affaire Zahia », en 2010, ses revenus ont été estimés à 20.000 euros mensuels par la justice. Malgré cela, l’argent gagné est aussi vite dépensé, dans le shopping principalement.

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A 25 ans, elle se consacre désormais à la création de collections de lingerie et de prêt-à-porter, elle n’a pas pour autant changé d’avis sur la prostitution. « Quand on est céli­ba­taire, on se dit qu’il vaut mieux ça, que d’avoir des rapports sexuels, puis attendre que l’homme nous rappelle […] On se dit, du coup, que si c’est juste pour avoir un rapport, autant avoir quelque chose en échange », continue-t-elle de penser.

En revanche, pour Zahia Dehar, cette période est révolue : « Je me dis que c’est fini, parce que je suis passée à autre chose et je ne suis plus aussi jeune qu’a­vant. C’était bien à faire dans la jeunesse. C’était inté­res­sant, c’était amusant ».