VIDÉO. Nîmes: Il avait osé «La corrida» de Cabrel aux arènes, Julien Doré raconte

PIED-DE-NEZ Le chanteur avait poursuivi son chant, malgré les cris et les sifflets du public…

Nicolas Bonzom
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Julien Doré en concert au Paléo Festival de Nyon (Suisse), le 19 juillet 2017.
Julien Doré en concert au Paléo Festival de Nyon (Suisse), le 19 juillet 2017. — MARTIAL TREZZINI/AP/SIPA

En juillet dernier, Julien Doré improvisait à la fin de son concert La corrida dans des arènes de Nîmes pleines à craquer, temple de la tauromachie dans le sud-est de la France. Le chanteur et compositeur, qui a vécu huit ans dans la capitale du Gard, eut droit à quelques sifflets de son propre public venu l’applaudir ce soir-là…

Malgré les cris de désapprobation, Julien Doré, défenseur de la cause animale, a poursuivi la chanson de Francis Cabrel, véritable hymne anti-corrida, jusqu’au bout.

« Personne ne savait vraiment ce que j’allais faire »

Samedi, dans l’émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie d’Isabelle Morizet sur Europe 1, l’artiste est revenu sur cette petite provocation qui aura beaucoup fait parler.



« La veille, j’avais repris ma guitare, j’avais recherché certains accords », reconnaît Julien Doré, dans un sourire. « Personne ne savait vraiment ce que j’allais faire, même mes propres musiciens (…) Et j’ai commencé par dire une chose : il y a des années, je passais devant ces arènes-là tous les jours, je rêvais d’y jouer. Et un artiste m’a donné envie de faire de la musique, c’est Francis Cabrel. Et j’ai plaqué le premier accord. »

Mais il l’assure : à aucun moment, il n’a cherché à provoquer ou « à faire le malin ».