«Secret Story»: «Une belle parenthèse» pour Manon et Anaïs, désormais youtubeuses

EXPERIENCE A l'occasion du lancement de «Secret Story 11», les jumelles Manon et Anaïs de la saison 10 reviennent sur leur parcours depuis leur sortie de la maison...

Propos recueillis par Claire Barrois
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Manon (en veste noire) et Anaïs (veste rouge) ont tourné la page téléréalité.
Manon (en veste noire) et Anaïs (veste rouge) ont tourné la page téléréalité. — Léa Quadratus
  • Ce vendredi commence la onzième saison de « Secret Story ».
  • A cette occasion, « 20 Minutes » a pris des nouvelles des jumelles Anaïs et Manon de la saison 10.
  • Depuis cette expérience, les jeunes femmes de 21 ans ont repris leurs études et ont lancé leur chaîne YouTube, « Manaïs World ». Elles ne comptent pas refaire de téléréalité.

Leurs disputes et leurs expressions marseillaises avaient marqué la saison 10 dans la maison des secrets. Ce vendredi, à l’occasion du lancement de Secret Story 11, les jumelles Anaïs et Manon reviennent sur leur passage dans la téléréalité de NT1 et leur vie d’après, pour 20 Minutes.

Aviez-vous un objectif particulier en entrant dans « Secret Story » ?

Manon : Pas du tout, on n’a pas postulé, la production est venue nous chercher.

Anaïs : On n’avait pas d’objectif, on se disait que ça pouvait être une expérience de vie à part.

Qu’est-ce que l’aventure vous a permis d’accomplir ?

A. : Ça nous a apporté une visibilité, on a mûri assez vite grâce à cette expérience. Et ça nous a donné assez de confiance en nous pour se lancer sur YouTube.

M. : Ils nous ont contactées hyper tard, donc on n’avait rien prévu au début. Quand je suis sortie de l’émission, avant Anaïs, les fans m’ont dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose, ils ont suggéré qu’on ouvre une chaîne YouTube. J’ai réfléchi en attendant la sortie d’Anaïs.

A. : Sur le coup on s’est laissées vivre pendant quelques mois, ensuite on s’est posées et on a voulu trouver une bonne manière de profiter de notre visibilité. On est des pipelettes, on s’est dit : « Pourquoi ne pas parler de sujets qui sont difficiles à aborder ? » Quand nous avons lancé Manaïs World en janvier, on ne savait pas trop où on mettait les pieds, puis tout s’est construit petit à petit.

La téléréalité vous a-t-elle desservies pour vous lancer sur YouTube ?

A. : Au départ, on n’avait pas de crédibilité, les marques ne nous faisaient pas confiance, mais on n’avait pas trop l’étiquette « téléréalité ». Ça a été à nous de prouver qu’on était sérieuses. Les gens ont vite compris que ça avait été notre tremplin, mais on a aussi très vite montré qu’on ne pouvait pas nous réduire à cette expérience.

M. : Ça ne nous a pas forcément desservies, on le prend comme quelque chose de positif. On a arrêté de se montrer, on a travaillé notre image juste après Secret, et aujourd’hui, on est passées à la suite.

Et en parallèle, vous avez continué vos études…

M. : J’ai validé ma licence LEA et je commence une formation dans les ressources humaines à la rentrée.

A. : Je suis sortie trop tard de l’émission pour reprendre les cours donc j’espère pouvoir passer cette année ma licence en sciences de l’éducation. C’est important pour nous de continuer. On sait que notre succès peut être éphémère donc on veut assurer nos arrières. Et nos parents ont beaucoup insisté sur l’importance d’avoir des diplômes.

Auriez-vous aimé participer à une autre téléréalité ? Le souhaitez-vous toujours ?

A. : Nous avons eu énormément de propositions, mais nous n’avons pas voulu nous lancer dans un autre programme, ça ne nous correspondait pas. A la sortie, j’avais juste envie de retrouver ma famille, Marseille, mon chéri.

M. : La téléréalité est un monde qui ne nous correspond pas, alors que YouTube c’est plus notre truc. Secret Story a été une parenthèse.

Que conseillez-vous aux nouveaux candidats pour leur sortie ?

A. : Dans l’émission, il faut rester soi-même parce qu’on peut vite se perdre. Et à la sortie, il faut prendre du recul, ne pas se perdre dans l’engrenage. C’est perturbant parce que quand on rentre, on n’est personne, et quand on sort, on est quelqu’un. Nous, on s’est un peu isolées pour prendre le temps de réfléchir à l’utilisation de notre visibilité.

Quels sont vos projets ?

A. : Sur YouTube, on n’a pas envie d’appartenir à une catégorie. Nous parlons de tous les tabous, on endosse le rôle de grandes sœurs en évoquant toutes sortes de sujets : le harcèlement scolaire, les relations amoureuses difficiles… Nous cherchons à être utiles, à aider les gens.

M. : Nous développons aussi notre Instagram pour avoir quelque chose de beau, pour la qualité de l’image. On a envie de voyager et à terme d’investir.