L'étoile de Charles Aznavour en pleine installation sur le Walk of Fame, le 21 août, à Los Angeles.
L'étoile de Charles Aznavour en pleine installation sur le Walk of Fame, le 21 août, à Los Angeles. — VALERIE MACON / AFP

HOLLYWOOD BOULEVARD

Etoile de Charles Aznavour: Mais comment obtient-on sa place sur le Walk of Fame?

Alors que le chanteur franco-arménien Charles Aznavour inaugure son étoile ce jeudi, « 20 Minutes » s’est demandé comment on pouvait avoir son nom sur le fameux Walk of Fame…

Ce jeudi, Charles Aznavour rejoint les 2.617 stars qui ont leur étoile sur les deux kilomètres du Walk of Fame, à Los Angeles, qui leur rend hommage. Mais comment le frenchie de 93 ans a-t-il fait pour côtoyer Michael Jackson, Ray Charles ou Elvis Presley ? Obtenir son étoile sur Hollywood Boulevard demande d’en maîtriser les règles, que voici.

Le Walk of Fame est géré par la Chambre de commerce d’Hollywood depuis sa création en 1958. Le but original ? Redynamiser le quartier. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cette initiative a été une réussite puisque ce morceau de trottoir est devenu l’une des principales attractions de Los Angeles. Célébrité, argent et prestige sont les trois qualités à posséder pour voir son nom inscrit en lettres de cuivre dans son étoile, sur une des rues les plus mythiques du monde.

30.000 dollars pour l’installation

Sur le site de la Chambre de commerce, on peut ainsi lire : « Le coût d’installation d’une étoile sur le Walk of Fame, après acception, est de 40.000 dollars, et le sponsor du nommé accepte la responsabilité d’arranger le paiement au Hollywood Historic Trust, une fondation à but non lucratif. Les fonds sont utilisés pour financer la création et l’installation de l’étoile, la cérémonie, ainsi que la maintenance du Walk of Fame. »

La somme en question peut être déboursée par les personnalités directement ou par l’intermédiaire d’un sponsor. Ce qui permet à cette rue d’accueillir des personnages d’animation comme Mickey Mouse, Snoopy ou Godzilla. Hors de question, en revanche, d’accepter n’importe qui. La Chambre tient à maintenir un certain prestige autour du Walk of Fame. Ainsi, seuls 10 % des 200 candidats annuels sont retenus pour faire partie des privilégiés étoilés.

Téléréalité interdite

Parmi les recalés, les personnalités pas assez marquantes ou pas assez classes. Kim Kardashian a ainsi été recalée, malgré ses demandes répétées, parce qu’elle fait de la téléréalité. Une catégorie qui n’appartient pas aux cinq officielles : le cinéma, la télévision, la musique, la radio, ainsi que le théâtre ou les arts vivants. On note tout de même quelques exceptions, comme le boxeur Mohamed Ali, malgré tout raccroché à la section « spectacle vivant », la police de Los Angeles, le LAPD, ou encore la mission lunaire Apollo 11.

Mais attention, tout le monde ne fait pas du forcing pour avoir sa petite cérémonie sur le Walk of Fame. Clint Eastwood, Julia Roberts ou encore George Clooney ont refusé d’y figurer. Les deux premiers ne voient absolument pas l’intérêt d’avoir une étoile à leur nom pour faire plaisir aux touristes, le troisième n’a pas jugé indispensable un passage à Los Angeles entre ses tournages pour s’arrêter sur Hollywood Boulevard.

Charles Aznavour, 2.618e étoile

Avec ses 74 ans de carrière, Charles Aznavour a convaincu la productrice des cérémonies du Walk of Fame, Ana Martinez, qui a salué « un artiste populaire connu à travers le monde et aimé de millions de fans de toutes générations ». La plaque est installée devant le Pantages, un théâtre historique de la ville, principalement dédié aux comédies musicales. Un bon retour des choses pour celui qui avait commencé sa carrière aux Etats-Unis, en accompagnant  Edith Piaf.