Clémence Poésy donne son avis sur Emmanuel Macron

DECLARATION Elle n’est pas tout à fait sûre…

20 Minutes avec agences

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L'actrice Clemence Poesy à Londres.
L'actrice Clemence Poesy à Londres. — WENN
  • La comédienne vit entre la France et le Royaume-Uni.
  • Elle a donné son avis sur Emmanuel Macron et le Brexit au « Guardian ».

Clémence Poésy vit entre Paris et Londres et s’intéresse beaucoup à la politique, que ce soit au Brexit ou bien à la dernière élection présidentielle qu’Emmanuel Macron a remportée. A son sujet, l’actrice reste plutôt dans l’expectative. « Il y a des choses intéressantes, et des choses qui le sont moins – il a du charisme, il me semble, mais c’est vraiment tôt pour dire si tout va marcher. J’attends de voir », a-t-elle déclaré dans le Guardian.

Néanmoins, elle lui accorde le fait d’avoir « compris avant tout le monde » qu’il y avait « une dynamique similaire d’une certaine façon » entre ceux qui ont voté, au Royaume-Uni, pour sortir de l’Europe et la raison pour laquelle certains, en France, ont été prêts à voter Marine Le Pen. « Je pense que ça vient, d’une façon bien plus modérée que ce qu’il s’est passé en Europe et aux Etats-Unis avant, de la même lassitude des choses qui sont en place depuis tellement longtemps… (Le fait) que les gens veulent quelque chose d’autre », a-t-elle ajouté.

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Prise dans le Brexit

A propos de la sortie du Royaume-Uni de l’Europe, Clémence Poésy reste toujours un peu sonnée. « Je me sens tellement naïve d’avoir pensé, comme tout le monde, que ça ne pouvait pas arriver. Je me sens tellement stupide. (…) Je suis tellement en colère qu’on ait pu demander aux gens de voter sur un concept aussi vague, sans que quiconque explique quoi que ce soit à qui que ce soit et que personne ne sache ce que cela signifiait. Je trouve cette idée complètement folle. Vous demandez de prendre une décision importante sans dire ce que ça implique et en réalité, en mentant à propos de ce qu’allait devenir l’argent économisé », a-t-elle confié.

De fait, la campagne pour sortir de l’Union Européenne s’est beaucoup jouée, au Royaume-Uni, sur le fait de reverser à la NHS (le service de santé public) la somme allouée à l’Europe – en plus de reprendre le contrôle des frontières pour éviter l’immigration. Aujourd’hui, cette promesse de campagne ne semble plus d’actualité et Theresa May n’en a pas fait mention non plus dans le manifesto qu’elle a rendu lorsqu’elle a signé le traité de sortie de l’Union.

Sans compter que la sortie de l’Europe devrait coûter très cher aux Britanniques puisque le pays doit rembourser ses dettes envers l’Union Européenne. Quand Bruxelles évoque une somme de 100 milliards d’euros, le Royaume-Uni serait prêt à en régler 40 milliards.