Vanity Fair répond à la polémique causée par Angelina Jolie

CLASH L’actrice avait provoqué une polémique en racontant comment elle avait casté les enfants de son dernier film…

20 Minutes avec agences

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L'actrice Angelina Jolie et sa fille Vivienne dans les rues de Los Angeles
L'actrice Angelina Jolie et sa fille Vivienne dans les rues de Los Angeles — WENN

Angelina Jolie a fait parler d’elle en racontant à Vanity Fair comment elle avait choisi les rôles d’enfants défavorisés de son dernier film. Les casteurs ont déposé de l’argent sur une table face aux enfants en leur demandant de le prendre et de donner une bonne raison pour le garder, avant de le leur retirer. Après la réaction violente des lecteurs, l’actrice a répondu dans un communiqué expliquant qu’elle était troublée qu’un « exercice d’improvisation avait été écrit comme si cela s’était réellement passé ». Elle ajoute que « l’idée que du véritable argent ait été pris à un enfant durant une audition est fausse et outrageante. Je serais moi-même outrée si c’était arrivé ».

Ses avocats ont ensuite contacté Vanity Fair, leur demandant de publier un erratum qui se serait intitulé « Angelina Jolie Correction » dans leur édition d’octobre, ainsi que sur vanityfair.com.

Une contre-attaque efficace

Le magazine a répondu à cette demande en publiant une retranscription exacte de l’échange entre l’actrice et Evgenia Peretz, la journaliste ayant mené l’entretien, qui se lit comme suit :

« Angelina Jolie : C’était difficile de trouver une actrice pour jouer Loung. Donc nous sommes allés dans une école d’un bidonville. Je ne crois pas qu’il y ait un joli mot pour dire ça, mais une école pour les enfants des quartiers très pauvres. Et je crois qu’ils ne savaient pas. Nous sommes juste venus faire des auditions avec les enfants. Ce n’était pas vraiment une audition. On avait ce jeu, je n’étais pas là, et ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Le jeu était que le personnage leur dise qu’ils allaient mettre de l’argent sur la table et ils ne savaient pas vraiment ce qu’ils allaient faire. On leur disait "oh, on va faire venir une caméra et on veut jouer à un jeu avec toi", et le jeu était "on va mettre de l’argent devant toi, tu vas devoir réfléchir longtemps à ce pour quoi tu pourrais en avoir besoin", parfois c’était de l’argent, parfois un cookie, et on lui disait de le prendre. Puis on les attrapait. "On va t’attraper, et on veut que tu mentes en disant que tu ne l’as pas". Donc c’était très intéressant de voir les enfants et comment ils mentiraient. Certains d’entre eux étaient très conscients face à la caméra. »

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Elle poursuit plus loin, en parlant de la petite fille qui a eu le rôle : « Quand elle a été forcée de rendre l’argent, elle est devenue très émotionnelle, submergée par des émotions, toutes ces choses différentes sont ressorties comme un raz-de-marée. Et je ne crois pas qu’elle ou sa famille soient gênées que je dise ce qu’elle a répondu quand on lui a demandé pour quoi était l’argent : son grand-père est mort et elle voulait lui offrir de jolies funérailles qu’elle ne pouvait pas lui payer. »

Après écoute attentive des bandes, Vanity Fair soutient sa journaliste et ne publiera donc pas les excuses demandées par les avocats.