Interpol réclame Cheb Mami à l’Algérie

ND avec agence

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Révélé au public français en 1986, lors du festival raï de Bobigny, Mami s'est depuis installé comme une des valeurs sûres du raï, sur la lancée de l'album "Meli Meli" (1998), popularité qui fut confortée par "Desert Rose", son duo avec Sting.
Révélé au public français en 1986, lors du festival raï de Bobigny, Mami s'est depuis installé comme une des valeurs sûres du raï, sur la lancée de l'album "Meli Meli" (1998), popularité qui fut confortée par "Desert Rose", son duo avec Sting. — Suhaila Sahmarani AFP/Archives

Interpol a demandé officiellement à l'Algérie de lui remettre le chanteur franco-algérien de raï Cheb Mami pour le livrer à la France, a annoncé jeudi le quotidien algérien An-Nahar. Le ministère de la Justice en a, à son tour, saisi le procureur de Saïda (sud-ouest algérien), où est situé le domicile familial de Cheb Mami, qui résiderait actuellement en Algérie, mais
l'information n'a pour l’instant confirmée de source algérienne.

«Violence volontaire»

Un mandat d'arrêt international avait été lancé le 18 mai en France à l'encontre du chanteur. Il ne s'était pas présenté à une convocation de justice concernant une affaire de «violence volontaire» sur une ex-compagne. Cheb Mami avait été mis en examen le 28 octobre pour «violence volontaire, séquestration et menace sur victime pour tendre à un retrait de plainte» avant d’être écroué écroué au quartier VIP de la prison de la Santé à Paris. En février, il avait versé la caution nécessaire à sa remise en liberté et avait été placé sous contrôle judiciaire.


Il lui est reproché d'avoir tenté de faire avorter une ancienne compagne. La victime présumée, photographe de presse spécialisée dans le raï, serait
partie à Alger à l'été 2005, où elle aurait été séquestrée dans la maison d'un ami de Cheb Mami, et deux médecins auraient procédé à un avortement forcé. Revenue en France, la jeune femme aurait constaté la viabilité du foetus et décidé de garder l'enfant, une fille, qui serait aujourd'hui âgé de 16 mois.

Dans des déclarations à la presse en juin, Cheb Mami a affirmé vouloir être jugé en Algérie, après avoir perdu «confiance en la justice française» et avait dénoncé «un acharnement quasi orchestré des médias français et européens» motivé, selon lui, par son statut de «star arabe».