Un nouveau club électro… de monde

Cédric Couvez

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ThTh au Social Club, le mercredi 16 janvier 2008
ThTh au Social Club, le mercredi 16 janvier 2008 — Cédric Couvez

La hype parisienne s’était donné rendez-vous mercredi pour l’inauguration du Paris Social Club. Une nouvelle boîte cubaine pour les accros de salsa? Pas vraiment, le PSC remplace le Triptyque, chouette salle de concert plantée rue du Faubourg Montmartre qui n’a jamais réussi à trouver ses clubbeurs.

L’ambition du Social Club est donc de «remplir», de faire du buzz et d’être le nouveau spot en vogue. Et l’essai a été transformé avec brio… Trop, même. Les portes ouvraient à 21 heures pour un open bar jusqu’à minuit. Mais le PSC est déjà plein à craquer à 22 heures. Quasiment impossible de circuler dans la boîte. Quant à l’accès au bar, il est aussi difficile que l’ascension du Tourmalet en deuxième semaine du Tour de France.

On se rabat donc sur la déco minimaliste et très réussie. Murs noirs et toiles de néon qui distillent une lumière très électrique. On retrouve aussi ThTh, légende vivante de la branchitude qui avait fondé le SDH (Syndicat du Hype), communauté de «crevards» mondains qui se refilaient les bons plans. L’artiste punk sort d’une retraite de trois ans et commence à vivre de ses œuvres. On est heureux pour lui.

Côté line-up, du tout bon : Midnight Mike (The Republic Of Desire/UK), Zongamin (ED BANGER/UK), Etienne de Crecy Live (SOLID/FR), Gildas & Masaya (KITSUNÉ/FR), Das Pop Live (PRESTEL/BE) se sont relayés aux platines. Reste à savoir si le club va fidéliser ses invités et les transformer en clients. Pour cela, le PSC s’appuie sur une programmation solide et pointue qui proposera aussi de très bons live… Le nouveau concurrent direct du Paris Paris?