Photos seins nus: Kate Middleton et le prince William réclament 1,5 million d’euros à «Closer»

JUSTICE Le magazine people et le quotidien régional «La Provence» sont jugés à Nanterre pour la publication de photos volées…

B.F. avec AFP

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Kate Middleton et le prince William ripostent lundi devant la justice française après la publication par le magazine Closer de photos de la duchesse de Cambridge faisant du monokini, qu'un hebdomadaire italien a reprises sous le titre "La reine est nue".
Kate Middleton et le prince William ripostent lundi devant la justice française après la publication par le magazine Closer de photos de la duchesse de Cambridge faisant du monokini, qu'un hebdomadaire italien a reprises sous le titre "La reine est nue". — Thomas Samson afp.com

« Oh my God », c’est ce que titrait Closer le 12 septembre 2012 lorsqu’il publiait des photos volées de Kate Middleton et du prince William en vacances dans un château isolé en Provence. C’est aussi ce qu’ont dû se dire les avocats du magazine lorsqu’ils ont eu connaissance des dommages et intérêts réclamés par le couple princier : 1,5 million d’euros.

Cette somme est sans comparaison avec les condamnations auxquels Closer est habitué. Le magazine people a par exemple dû verser 15 000 euros à Julie Gayet après la publication de photos prétextant une liaison avec François Hollande. Il a aussi dû indemniser  Floriant Philippot à hauteur de 20.000 euros pour avoir publié des photos de lui accompagné d’un homme présenté comme étant son compagnon.

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Un des avocats de Closer, Me Paul-Albert Iweins, dénonce « un raisonnement anglo-saxon de dommages et intérêts punitifs ». Kate et William réclament également 50.000 euros à La Provence pour avoir publié une photo de la duchesse en maillot, indique l’avocate du journal régional.

Des amendes significatives requises

Le procureur a requis des amendes « très significatives » contre Laurence Pieau, directrice de la rédaction de l’hebdomadaire, Ernesto Mauri, à l’époque président du groupe Mondadori, propriétaire du titre - tous deux absents - et contre les deux photographes, tous jugés pour atteinte à l’intimité de la vie privée ou complicité.

En ce qui concerne le quotidien La Provence, qui a aussi publié des clichés une semaine avant Closer, le procureur a requis des amendes avec sursis contre Marc Auburtin, alors directeur de publication du quotidien régional, et Valérie Suau, la photographe. « Pour nous, c’était un honneur de les avoir dans la région », souffle-t-elle à la barre, semblant un peu perdue. « Ils n’étaient pas nus, il faisait bon. Ça ne m’a pas choquée ».

Le tribunal rendra sa décision le 4 juillet.