Le compte Facebook de Laura Smet piraté par un homme qui vivait reclus dans sa chambre depuis 17 ans

PIRATAGE INFORMATIQUE Le 5 mars dernier, un homme piratait le compte Facebook de la fille de Johnny Hallyday et annonçait que le chanteur, atteint d’un cancer, était condamné. Le hacker est un asocial de 35 ans…

M.F

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L'actrice Laura Smet à Deauville (Calvados) en septembre 2015.
L'actrice Laura Smet à Deauville (Calvados) en septembre 2015. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

« Dix-sept ans qu’il n’avait pas mis les pieds dehors. Il se réfugiait dans sa chambre au moindre coup de sonnette ». Voici comment le père du pirate informatique de Laura Smet, a décrit son fils de 35 ans aux journalistes du Parisien qui se sont rendus chez lui. Le 5 mars dernier, l’homme vivant coupé de toute vie sociale chez ses parents dans un appartement du nord de Paris, piratait le compte Facebook de la fille de Johnny Hallyday. Il y publiait un message qui allait faire la Une de beaucoup de journaux, annonçant que chanteur atteint d’un cancer était « condamné ».

L’actrice avait alors immédiatement porté plainte contre X. Rapidement la police arrêtait un certain O, déjà condamné pour avoir espionné le compte de l’animatrice Cécile de Ménibus. Un homme dépeint comme chétif et d’une timidité maladive par les enquêteurs. Dans sa petite chambre d’adolescent, les policiers n’ont trouvé aucun ordinateur. Le trentenaire a agi depuis un simple smartphone offert par sa mère et pas qu’une fois.

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Après enquête, la police a découvert que le voyeur numérique qui agissait « par jeu », piratait depuis les réseaux sociaux, les comptes de stars aperçues sur le petit écran de la cuisine familiale. Depuis au moins deux ans et demi, O. a ainsi espionné une vingtaine de people, allant d’une ex-Miss France à une présentatrice météo en passant par des joueurs de foot et même un homme politique. Avant l’affaire Laura Smet, il s’était seulement contenté de remplir des pages et des pages d’anecdotes et de potins découverts sur les comptes de ses victimes. Selon Le Parisien, le tout était accompagné de « blagues graveleuse ».