Angelina Jolie s’adresse à Donald Trump

POLITIQUE La comédienne a signé un édito engagé dans le «New York Times»…

20 Minutes avec agences

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L'actrice et ambassadrice des Nations Unies Angelina Jolie
L'actrice et ambassadrice des Nations Unies Angelina Jolie — WENN

Angelina Jolie prend très au sérieux son poste d’ambassadrice à l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés. Et bien évidemment, la comédienne n’allait pas laisser passer les décrets sur l’immigration signés par Donald Trump la semaine dernière sans rien dire.

Ceux-ci ont déjà provoqué des manifestations et des prises de parole diverses, mais l’ex-femme de Brad Pitt est allée encore plus loin en décidant de prendre sa plume pour publier dans le New York Times un édito à charge. « Les réfugiés sont des hommes, des femmes et des enfants pris dans la fureur de la guerre qui font l’objet de persécution. Loin d’être des terroristes, ils sont souvent victimes du terrorisme eux-mêmes, a-t-elle écrit. […] J’ai six enfants, tous nés dans des pays étrangers, mais ce sont de fiers Américains. Je veux évidemment que notre pays les protège, comme tous nos enfants. Mais je veux aussi savoir que les enfants réfugiés qui peuvent être autorisés à le faire pourront toujours plaider leur cause et bénéficier de la compassion des Etats-Unis – et que nous pourrons nous occuper de notre sécurité sans avoir à tirer un trait sur des populations entières… sous prétexte qu’ils pourraient être un danger du fait de leur religion ou de leur origine. »

Sans exprimer d’élans trop passionnés et irraisonnés, Angelina Jolie a exposé des faits simples et sa manière de voir son pays et ses facultés d’accueil, s’appuyant sur ses divers voyages humanitaires qui lui ont permis de toucher de près aux populations les plus en demande, qui se voient aujourd’hui interdites d’accès aux Etats-Unis.

La voix d’une fille et l’avis d’un père

Vendredi dernier, Donald Trump a semé la zizanie dans les aéroports du monde entier en signant une interdiction d’accès à son pays aux ressortissants d’Iran, d’Irak, de Syrie et de 4 autres pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Une loi extrêmement mal vue par les défenseurs des droits de l’Homme, mais aussi beaucoup d’autres. L’industrie du film a notamment fait remarquer que l’absurdité du décret empêchait Asghar Farhadi, réalisateur iranien, de se rendre à la cérémonie des Oscars à laquelle son dernier film, Le Client, est nommé.

Quelques personnes, cependant, ont soutenu la décision de Donald Trump. Le comédien James Woods s’est notamment fait sévèrement allumer après avoir publié une photo de l’attentat du Bataclan sur Twitter et en lançant un message d’alerte sinistre, voire, franchement malsain.

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Autre soutien notable de Donald Trump pendant sa campagne : Jon Voight. Ironie du sort, diront certains, puisque le comédien, qui s’est fait traiter de tous les noms en défendant Donald Trump, est le père… d’Angelina Jolie !

« Fermer nos portes aux réfugiés ou les discriminer, ce n’est pas dans nos manières, et ça ne nous assure pas la sécurité. Agir au nom de la peur, ce n’est pas dans nos manières. Ce n’est pas en stigmatisant les plus faibles que nous en sortirons plus forts », a fini par écrire la comédienne et réalisatrice dans son édito. Mais connaissant l’entêtement de Donald Trump, pas sûr qu’il soit vraiment sensible aux jolis efforts d’Angelina Jolie.