Courtney Love réécrit sa bio façon «faits alternatifs»

MUSIQUE La vérité est ailleurs…

20 Minutes avec agences
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Courtney Love au Carnival Studio Theater
Courtney Love au Carnival Studio Theater — JLN Photography/WENN.com

Pour justifier les mensonges et approximations de Donald Trump et de son gouvernement, Kellyanne Conway, la conseillère du Président américain, avait parlé de « faits alternatifs » soit « alternative facts ». Courtney Love, en bonne patriote qui ne manque ni d’humour ni d’audace, a décidé de prendre au mot le nouveau gouvernement qui dirige son pays en reprenant des faits connus et vérifiables de sa propre vie – qui ne sont pas franchement à son honneur – pour en faire des « faits alternatifs ».

A propos de sa consommation de drogue, largement assumée et détaillée par la principale intéressée, elle a ainsi déclaré sur Twitter : « Je n’ai JAMAIS pris de drogue de ma vie, tout comme je n’ai jamais juré en public ni fumé une cigarette #alternativefacts ».



Dans des faits moins alternatifs, à titre d’exemple, Courtney Love et Kurt Cobain avaient un temps perdu la garde de leur fille, Frances Bean, à cause de leur consommation excessive de drogue.

Tout y passe

Autodidacte, Courtney Love a également ajouté quelques lignes à son CV. « Je suis allée à Yale et je suis diplômée en histoire japonaise et j’adore la trap #alternativefacts », a-t-elle également écrit.



Courtney Love n’a pas non plus hésité à évoquer sa propre voix, ajoutant qu’elle ressemblait à un « opéra entraîné par Rene Fleming ».



Elle s’est aussi comparée physiquement à Marilyn Monroe.



Les faits alternatifs sont, comme le démontre Courtney Love, bien pratiques. Rendons tout de même la parenté du terme à son créateur, George Orwell, qui les évoquait dans son roman visionnaire 1984. Il y expliquait ainsi que les « faits alternatifs » introduisent la « double pensée », ce qui permet à un gouvernement de créer ses propres faits qui s’imposent par la suite comme « la vérité », quand bien même cette vérité se retrouve en totale contradiction avec le réel. Bref, une façon de contrôler l’information. Les ventes du livre de George Orwell ont d’ailleurs augmenté depuis l’intronisation de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.