L’avant-procès événement de Jean Sarkozy

PEOPLE Beaucoup de journalistes et de photographes lors de l’avant-procès événement de Jean Sarkozy…

Cédric Couvez

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Jean Sarkozy, un des fils du président français Nicolas Sarkozy, est convoqué le 11 septembre devant la justice à la suite d'un accrochage en 2005 avec un automobiliste lors duquel lui est notamment reproché un délit de fuite, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Jean Sarkozy, un des fils du président français Nicolas Sarkozy, est convoqué le 11 septembre devant la justice à la suite d'un accrochage en 2005 avec un automobiliste lors duquel lui est notamment reproché un délit de fuite, a-t-on appris mardi de source judiciaire. — Joel Saget AFP/Archives

Mardi 4 décembre,13h00 tapantes. J’enfile mon costume de journaliste judiciaire pour couvrir le procès de Jean Sarkozy. Fils de. Direction, la 10e chambre correctionnelle du palais de justice de Paris, planté sur l’île de la Cité. A peine franchi le premier barrage de sécurité, on passe par un sas qui n’a rien à envier aux meilleurs aéroports. Au premier étage, une trentaine de cameramen font le guet.

C’est l’arbre qui cache la forêt. Une armée de photographes et de journalistes sont en planque derrière eux. Des équipes britanniques et italiennes sont déjà en place, micro à la main. Le plaignant qui s’est fait emboutir sa voiture par le fils de chef de l’Etat pose pour la postérité. Mais tout le monde n’attend que Jean Sarkozy, accusé d’avoir percuté en scooter l’arrière d’une BMW, le 14 octobre 2005 à Paris, et de ne pas s’être arrêté. Ceux qui sont convoqués pour d’autres affaires à juger regardent, incrédules, ce cirque médiatico-judiciaire.

13h30, Jean Sarkozy, en costume-cravatte, fait son entrée. Les preneurs d’images se ruent sur lui et son avocat. On se croirait à l’intérieur d’une mêlée opposant la France à la Nouvelle-Zélande. Les photographes se bousculent tant que l’on frise le pogo généralisé. Trente secondes plus tard, le cadet des Sarkozy s’engouffre enfin dans la salle sous une pluie de flashs. Une gendarmette s’improvise alors physionomiste et ne laisse entrer que la presse judiciaire. «C’est complet», hurle l’officier pour décourager les derniers curieux. Quelques freaks venus faire la claque repartent déçus mater Derrick à la maison. «Dommage», entend-on dans les allées du palais de justice…