Juliette Binoche victime de «gestes déplacés» au début de sa carrière

PEOPLE L’actrice française est revenue sur l’expérience de ses premiers castings samedi dans l'émission «Thé ou café»...

A.Che.
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Juliette Binoche, au festival du Film de Cabourg, le 8 juin 2016.
Juliette Binoche, au festival du Film de Cabourg, le 8 juin 2016. — SIPA

Séance confidences pour Juliette Binoche. A l’occasion de la 30e édition du Festival du Film de Cabourg, dont elle est présidente du jury, l’actrice française était interviewée samedi dans l’émission Thé ou Café, sur France 2.

« C’est une espèce d’instinct de survie »

Interrogée par Catherine Ceylac sur ses premiers castings, Juliette Binoche confie : « Il y a des expériences qui font que vous apprenez ce qu’est l’humilité. Et il y a des expériences qui sont intenables et qu’on ne peut pas accepter ». Elle poursuit : « Des gestes déplacés, ça m’est arrivé de la part de producteurs, ou de metteurs en scène, d’ailleurs. Je les ai remis à leur place. »

L’actrice souligne : « Heureusement que j’ai su le faire naturellement. C’est une espèce d’instinct de survie. C’est pervers, si c’est quelque chose de pervers, c’est que ce n’est pas à sa place, donc on remet les choses à leur place, tout simplement. »

Des rôles pour faire plaisir à ses enfants

Juliette Binoche est actuellement à l’affiche de Ma Loute, présenté au Festival de Cannes. Lors du festival, elle a présenté la création d’une société de production féministe, aux côtés de Jessica Chastain. L’organisation à but non lucratif, « We do it together » (On le fait ensemble), vise à financer des films qui changent l’image des femmes au cinéma.

Juliette Binoche a aussi révélé avoir choisi certains rôles pour faire plaisir à ses enfants. « J’ai fait Ghost in the shell pour eux », explique-t-elle au sujet d'un de ses prochains films dont la sortie est prévue le 29 mars 2017. « C’est un manga japonais et moi, je n’y connais rien du tout », explique-t-elle en riant. « J’y suis allée parce que mes deux enfants voulaient que je le fasse. C’est n’est pas moi qui voulait le faire ! » De même pour Godzilla, en 2014 : « Un gros clin d’œil » à son fils.