Festival de Cannes 2016 : Le Club by Albane, le cercle le plus sélect de la Croisette

PEOPLE La fondatrice de la société de relations publiques Albane Communication accueille tout le gratin du cinéma durant le Festival de Cannes…

De notre envoyée spéciale à Cannes, Anne Demoulin

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Albane Cléret et Laurent Laffite, le maitre de cérémonie de la 69e édition du Festival de Cannes.
Albane Cléret et Laurent Laffite, le maitre de cérémonie de la 69e édition du Festival de Cannes. — Albane Cléret

Que serait Cannes sans Albane ? Du haut du 7e étage du JW Mariott, Albane Cléret règne sur le Festival de Cannes pour la 15e année consécutive. La fondatrice de la société de relations publiques Albane Communication accueille au Club by Albane et à la Terrasse by Albane (en partenariat avec l’Avenue) tout le gratin du cinéma. Les coulisses de ce cercle très privé, accessible uniquement sur carte de membre.

« Les gens se battent pour rentrer parce que l’on y fait du business »

« Je ne fais pas rentrer les gens que je ne connais pas, sauf les personnes invitées par des partenaires », annonce Albane Cléret. Ne la qualifiez surtout pas de reine des nuits cannoises, elle s’en défend ! « Je travaille de jour ! Je suis la directrice d’une agence de relations publiques de luxe. J’ai créé à Cannes un endroit éphémère qui accueille un réseau d’acteurs, de producteurs, de distributeurs et autres décideurs. Les gens se battent pour rentrer parce que l’on y fait du business », explique Albane Cléret. Même si à Cannes, le business prend vite des allures de fête.

« L’idée de faire cette plateforme de réseaux m’est venue à Londres. Il n’y a que ça là-bas, des clubs de membres. En une soirée, vous faites dix rendez-vous », explique-t-elle. Elle a lancé son affaire en 2001. « C’était un pari fou, mais j’ai travaillé dix ans dans la mode et je me suis fait un réseau », détaille-t-elle. La raison de son succès ? « La franchise, l’honnêteté et le travail » et le soutien du Festival de Cannes : « Quand Thierry Frémaux passe, c’est une forme de reconnaissance ».

« Je fais des to do list à trois heures du matin »

Le Club By Albane, c’est une structure iso phonique d’une bonne centaine de tonnes posée sur la terrasse de l’hôtel JW Marriott « grâce à une grue ». Un emplacement stratégique à deux pas du Palais des festivals et une logistique minutieuse. « Le financement se fait en octobre et la production commence en février », raconte-t-elle. « La production est sous traitée. Je suis une sorte de directrice artistique. Je suis toutes les étapes du projet. Je veille à ce que soit en synergie avec les invités », poursuit Albane Cléret.

Trois semaines avant Cannes, c’est le marathon : « J’arrive à 7h au bureau. Je n’ai pas le temps de déjeuner. Je fais des to do list à trois heures du matin pour être sûre de ne rien oublier. Heureusement, mon équipe est super », détaille l’entrepreneuse.

« Un endroit avec une certaine tenue »

Durant la quinzaine, elle organise des press junkets, neuf à dix dîners pour les équipes de films et ouvre son club de minuit à 3h30 du matin. « Ensuite, c’est moins joli. Les boîtes de nuit, c’est ailleurs », estime-t-elle.

Au Club by Albane, « les gens sont bien habillés. Ils ne doivent pas déranger leurs voisins. Et il n’est pas question de faire des Instagram, de s’endormir ou de monter sur les tables. C’est un endroit avec une certaine tenue ».

« Ce n’est pas vraiment le manque de sommeil qui pose problème à Cannes, mais le stress qui est quintuplé », considère-t-elle. Un stress lié aux potentielles intempéries, aux demandes de décoration spéciale à la dernière minute et aux changements de planning des projections. « Je ne bois pas, je cours, je fais de la barre au sol et je respire un bon coup », confie-t-elle.

« J’ai la chance d’avoir croisé Sharon Stone »

Des efforts récompensés par des rencontres. « J’ai la chance d’avoir croisé Sharon Stone, Clive Owen, Sophie Marceau, Jean Dujardin, Michael Fassbender, Benicio del Toro, Tarentino, Almodovar, Mick Jaegger ou encore Ryan Gosling. Chaque année, un souvenir qui me donne envie de recommencer », se réjouit la Picarde, qui a grandi dans le petit village de La Chapelle-en-Serval.

Une fois le festival terminé, Albane Cléret s’octroie « cinq jours off » et retrouve la star de sa vie « ma fille, avec un plaisir sans limite ! ».