Politique, cinéma, télévision... Gérard Depardieu balance tous azimuts

BIM Une interview de Gégé est toujours un grand moment...

V. J.

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Gérard Depardieu à l'avant-première de «Marseille» le 4 mai 2016.
Gérard Depardieu à l'avant-première de «Marseille» le 4 mai 2016. — Claude Paris/AP/SIPA

A l’occasion de la série Marseille, disponible en intégralité sur Netflix, Gérard Depardieu est vendredi l’invité des lecteurs du Parisien, pour un entretien « sans tabou » comme le veut la formule consacrée. Résultat : un festival d’anecdotes croustillantes et de piques bien senties sur la politique, la technologie, le cinéma… la vie. Morceaux choisis (et exquis).

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  • Gégé et la politique

« Les politiques, c’est mensonges, coups bas depuis toujours, attaque-t-il. Depuis les Grecs, et même les Egyptiens, ça a toujours été comme cela. (…) Tout le monde dit une chose et son contraire. On ne sait pas qui est honnête et qui ne l’est pas. » Un seul trouve grâce à ses yeux. « Poutine, qui est décrié. Il a donné aux Russes, à son peuple, la possibilité de retrouver leurs terres, de les travailler. C’est un homme intéressant, indépendamment de ce que les médias en disent. »

  • Gégé et la technologie

Cela ne surprendra personne, mais Gérard Depardieu n’a ni profil Facebook, ni boîte mail, juste un vieux téléphone portable : « Je ne suis pas de cette génération, et cela m’arrange bien. (…) Même allumer une télévision ou faire marcher un DVD, je ne sais pas. J’ai des suées, cela m’énerve. J’en arrive même à casser l’appareil. »

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  • Gégé et la télévision

« Je ne regarde surtout pas les chaînes d’informations, qui sont des "abrutissages". Quand on regarde BFM TV ou iTELE, ces cons, ils passent des images derrière qui n’ont rien à voir avec l’actualité. Pour qui ils prennent les gens ? L’information est de plus en plus détestable. On ne vous montre que ce qui ne marche pas… Le Grand Journal de Canal + me fait chier : c’est de plus en plus superficiel. On sent le changement de société en regardant la télé qui abrutit plus vite qu’on ne le pense. » Et c’est l’invité exceptionnel de Cyril Hanouna qui le dit.

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  • Gégé et le cinéma

Depardieu aime le cinéma, cela ne fait aucun doute. Il aime les acteurs, les actrices, les histoires d’amour, les films d’action un peu cons et a toujours une petite anecdote sympa, comme sur The End, le film de Guillaume Nicloux qu’il a fait gratuitement et pour lequel il a dû manger des chenilles : « Les chenilles, c’est bon. Les blattes, c’est très chiant parce qu’il y en a toujours une qui se coince à un endroit. Partout… dans le trou de balle, il y en a une qui se glissait. Elle n’a pas survécu. » En revanche, pas de scènes de viol, pas de rôle dans la série Dix pour cent (« qu’est-ce que tu veux que je foute là-dedans ? ») et plus de Cannes : « Depuis qu’il y a Thierry Frémaux et Pierre Lescure à la tête du festival, pardonne-moi, ce sont les télés qui règnent. C’est vrai que Cannes - je ne veux pas faire le vieux con - cela n’a plus rien à voir avec le cinéma. »