Fanny Ardant crée le scandale en Italie

— 

Dimanche 20 mai. Fanny Ardant.
Dimanche 20 mai. Fanny Ardant. — JP Pelissier/ Reuters

Fanny Ardant a dû demander «pardon» vendredi soir. Dans une interview publiée jeudi par un magazine italien, l'actrice avait déclaré qu'elle considérait le fondateur du groupe armé des Brigades Rouges (BR), Renato Curcio, comme un «héros», provoquant une polémique en Italie.

«Un titre sorti d'un contexte et d'une explication peut blesser. Pardon, parce que je sais que de perdre quelqu'un de cher c'est une souffrance qui ne se referme jamais», a déclaré Fanny Ardant sur France 2. «Ça n'a rien de politique, c'est dans le ventre, c'est dans tout le corps. Si j'ai fait ce mal, qu'ils me pardonnent.»

Fanny Ardant a précisé avoir «parlé en fonction de (sa) vision de l'humanité. Celui qui est cohérent avec ses convictions, celui qui gère tout seul dans son silence intérieur sa propre expiation, celui qui ne négocie pas sa liberté comme on négocie une marchandise, celui-là a le droit au respect. Je n'ai pas dit admiration, j'ai dit respect», a-t-elle souligné.

Les Brigades Rouges ont été l'un des principaux acteurs des années de plomb qui ont ensanglanté et traumatisé l'Italie avec en particulier l'assassinat du leader politique Aldo Moro en 1978.